Investir pour prévenir

Une étude d’EY de 2023 sur les perspectives mondiales en matière de leadership en cybersécurité révèle plusieurs points préoccupants pour les organisations canadiennes. Voici un résumé des principales conclusions :

Délais de détection des incidents

58% des répondants affirment que leurs organisations mettent six mois ou plus pour détecter un incident de cybersécurité. Cela souligne une lenteur inquiétante dans la capacité à identifier rapidement les menaces potentielles. Le cheval de Troie est dans la ville depuis longtemps à ce stade!

Dépenses élevées en cybersécurité

44% des organisations canadiennes investissent 50 millions de dollars américains ou plus par an dans la cybersécurité. Cette dépense importante reflète la reconnaissance croissante des coûts associés à la protection contre les cybermenaces.

Défis de sécurité et d’innovation

Les répondants canadiens identifient l’équilibre entre la sécurité et l’innovation comme leur principal défi. Cela souligne la difficulté à intégrer de nouvelles technologies de manière sécurisée sans compromettre la protection des données.

Incidents de cybersécurité fréquents

81% des organisations canadiennes ont connu au moins 25 incidents de cybersécurité au cours des 12 derniers mois, un pourcentage plus élevé que la moyenne mondiale de 73%. Cela indique une menace persistante et généralisée dans le pays.

Coûts croissants des incidents de cybersécurité

À l’échelle mondiale, le coût médian d’une violation de sécurité a augmenté de 12% pour atteindre 2,5 millions de dollars américains en 2023, avec une prévision de 4 millions de dollars. Cette augmentation des coûts souligne l’importance croissante de la cybersécurité.

Défis spécifiques au Canada

Bien que la perception des risques liés à la cybersécurité puisse différer au Canada par rapport à d’autres régions, les organisations canadiennes connaissent désormais des violations plus coûteuses et médiatisées, en ligne avec les tendances mondiales.

Technologies émergentes et risques associés

Les dirigeants canadiens considèrent le cloud et l’IoT comme les plus grands risques technologiques au cours des cinq prochaines années. Alors que ces technologies offrent des avantages, elles ouvrent également de nouvelles voies aux cybermenaces, nécessitant une approche proactive.

Intégration de la cybersécurité du haut en bas

Seulement 20% des responsables de la cybersécurité et des dirigeants de la haute direction estiment que la cybersécurité de leur organisation est efficace aujourd’hui et bien positionnée pour l’avenir. Cela souligne un besoin crucial d’intégration plus étroite de la cybersécurité dans les décisions commerciales.

En conclusion, bien que les organisations canadiennes investissent de manière significative dans la cybersécurité, des défis persistants demeurent. La prévention demeure toutefois la meilleure stratégie et une approche plus économe que de réparer les dégâts d’une attaque…

Est-ce que votre organisation investit dans la prévention en matière de cybersécurité? Qu’est-ce qui a fait la différence pour vous?

Source : https://www.ey.com/en_ca/news/2023/10/canadian-organizations-averaged-twenty-five-cybersecurity-incidents-in-past-year

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Articles connexes

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Mise à niveau loi 25

Contexte et objectifs

L’organisation, une OBNL offrant des services aux minorités visibles, était en activité depuis plusieurs décennies et avait accumulé une quantité impressionnante de renseignements personnels. Cependant, la structure de gestion documentaire n’avait pas suivi cette croissance. L’objectif était de mettre en place des procédures et des systèmes pour assurer la sécurité des données et la conformité à la loi 25, dont l’échéance approchait.

Problématique

Cette accumulation de renseignements personnels sans gestion structurée représentait un risque majeur pour la sécurité des données et la conformité à la loi 25. L’organisation devait non seulement protéger les données, mais également se conformer aux exigences légales imminentes. Le manque de procédures documentaires et de gestion des renseignements personnels rendait la situation d’autant plus complexe.

Approche et méthodologie

Nous avons accompagné l’organisation dans la mise en place des procédures, registres, et documents administratifs requis pour assurer la conformité à la loi 25. Des ateliers ont été organisés avec la direction et les membres clés pour cartographier les renseignements personnels et les systèmes utilisés. Sur cette base, nous avons créé l’ensemble de la documentation interne et publique nécessaire et assisté l’équipe dans l’implantation de ces éléments.

Solutions et résultats

Grâce à une cartographie précise des données personnelles et à l’analyse des systèmes en place, nous avons pu concevoir la documentation requise pour la conformité légale et former l’équipe à son utilisation. Une formation en cybersécurité a également été offerte aux 25 employés, les sensibilisant aux risques liés à la protection des renseignements personnels. L’OBNL est désormais mieux protégée et en conformité avec la loi 25.

Outils et technologies utilisés

  • Outils : Microsoft 365 pour la gestion documentaire, SAGE pour la gestion des opérations comptables et administratives.

Conclusion et Impact à Long Terme

La mise à niveau pour la loi 25 a permis à l’OBNL de renforcer la sécurité de ses renseignements personnels et de se conformer aux exigences légales. À long terme, cette démarche garantit une gestion efficace des données sensibles et protège l’organisation contre les risques légaux et de cybersécurité.

Un besoin similaire?

Vous avez un projet similaire ou souhaitez en savoir plus sur nos services d’accompagnement pour la conformité à la loi 25? Contactez-nous dès aujourd’hui pour discuter de vos besoins.

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L’intelligence artificielle au secours du recyclage (vidéos)

L’industrie du recyclage est confrontée à des défis majeurs, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des coûts croissants, selon un rapport du Wall Street Journal. Les taux de recyclage des déchets solides municipaux ont diminué, passant de près de 35 % en 2015 à environ 32 % en 2018. Pour surmonter ces obstacles, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond pour automatiser et améliorer le processus de tri.

L’utilisation de l’IA dans les centres de recyclage offre plusieurs avantages. Les robots pilotés par l’IA peuvent trier jusqu’à 80 morceaux de déchets recyclables par minute, surpassant la capacité humaine qui se situe entre 50 et 80 morceaux par minute. Les trieurs optiques, alimentés par des algorithmes d’IA améliorés, peuvent trier jusqu’à 1 000 morceaux par minute, accélérant considérablement le processus de tri.

C’est donc une excellente alternative pour améliorer l’efficacité du traitement, mais également pour combler le manque de personnel dans un type d’emploi hautement aliénant (est-ce que vous regarderiez défiler un convoyeur à toute vitesse devant vous huit heures par jour, chaque jour?). Cela permet également de diminuer la complexité du tri avec les multiples sortes de plastique et de déchets qui ne peuvent pas être recyclés. Un impact nettement positif pour l’environnement.

Des entreprises pionnières, telles qu’Eco-Cycle (voir article du WSJ), ont déjà intégré des robots dans leurs usines de tri à Denver au Colorado, constatant les avantages de cette technologie.

Les coûts initiaux pour l’achat de robots et de systèmes optiques sont toutefois encore très élevés, variant entre 150 000 et 300 000 dollars américains pour un seul robot et entre 1 et 2 millions de dollars pour les systèmes de tri optique. De plus, ces équipements nécessitent des mises à niveau et un entretien régulier.

Cette réalité est systématique et est le coût à payer pour l’innovation. Les “Early Adopters” tracent la voie et permettent aux produits prometteurs de se frayer un chemin jusqu’aux marchés de masse afin de réduire leurs coûts. Les exemples ne manquent pas : Tesla, l’ordinateur, le téléphone cellulaire, le stockage informatique, etc.

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The Technology Adoption Curve. © Craig Chelius CC-BY 3.0

Plus près de nous, l’entreprise Vooban de Québec a développé une technologie de reconnaissance optique pour les convoyeurs de l’entreprise Patates Dolbec afin de trier les patates ne pouvant être consommées. Grâce à un système d’apprentissage profond (qu’ils ont entraînés avec plus de 25 000 patates!), ils ont réduit les pertes de 20% à 5%. Moins de patates à la poubelle et plus dans votre poutine!

Source : Youtube Vooban

Frito-Lay et d’autres producteurs de chips utilisent également depuis un bon moment ce genre de technologie, mais plus simple, dans le tri des croustilles sur les chaînes de production. Un laser optique analyse en temps réel individuellement chaque item pour détecter la présence de tache noire ou autre défaut et un jet d’air dirigé dévie celui-ci de sa trajectoire pour le retirer de la production. Le tout sans aucune intervention humaine.

Source : Youtube Tomra

L’intelligence artificielle offre des possibilités très intéressantes dans l’industrie manufacturière. Les dix prochaines années risquent d’être très intéressantes sur ce point.

“Les robots vont voler nos emplois!” – clairement ils peuvent prendre ceux-ci.

Source : https://www.wsj.com/tech/ai/can-ai-rescue-recycling-0ee08801

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Et si la technologie d’affaire sauverait le problème des salles d’attente?

L’innovation technologique au service des urgences : une révolution en marche

Les salles d’urgence, souvent synonymes de stress et de chaos, sont en passe de connaître une transformation majeure grâce à l’intégration de technologies avancées. Des solutions innovantes sont mises en place pour améliorer le triage et la gestion des patients, optimisant ainsi les soins prodigués.

Des technologies prometteuses pour le triage

L’adoption de systèmes automatisés de triage permet une évaluation plus rapide et précise de l’état des patients dès leur arrivée. Ces outils, basés sur des algorithmes sophistiqués, analysent en temps réel les signes vitaux et les symptômes rapportés, attribuant une priorité de prise en charge adaptée. Cette approche réduit le risque d’erreurs humaines et assure que les cas les plus critiques sont traités en priorité.

Amélioration de la communication et de la coordination

Les plateformes numériques facilitent la communication entre les différents services hospitaliers. Les informations relatives aux patients sont centralisées et accessibles instantanément, permettant une coordination efficace des soins. De plus, les patients et leurs familles peuvent être informés en temps réel de l’évolution de la situation, réduisant ainsi l’anxiété liée à l’attente.

Enthousiasme et défis à relever

L’enthousiasme suscité par ces innovations est palpable. Les professionnels de la santé reconnaissent le potentiel de ces technologies pour améliorer la qualité des soins et l’efficacité opérationnelle des urgences. Cependant, des défis subsistent, notamment en matière de formation du personnel, d’intégration harmonieuse des systèmes et de protection des données sensibles des patients.

Une avancée significative

L’intégration de technologies avancées dans les salles d’urgence représente une avancée significative vers une médecine plus réactive et efficiente. Si des défis demeurent, l’enthousiasme et l’engagement des acteurs du secteur laissent présager une adoption réussie de ces innovations, au bénéfice des patients et des professionnels de la santé.

Source

Radio-Canada. (2025). Des technologies pour améliorer le triage et la gestion des patients aux urgences. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2132137/controle-salle-urgence-patient-technologie-triage

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