Des menaces en cybersécurité qui persévère au Canada en 2025

Alors que nous entrons dans l’année 2025, le cyberespace continue d’évoluer à une vitesse vertigineuse. Avec cette évolution viennent des opportunités, mais également des menaces croissantes qui affectent les particuliers, les organisations et les gouvernements à travers le Canada.

Le cybercrime est plus que jamais une menace omniprésente et perturbatrice.

Les menaces actuelles : une sophistication croissante

Le cybercrime traditionnel, comme les attaques par ransomware et les violations de données, reste une menace majeure. Toutefois, ces méthodes évoluent pour devenir plus ciblées et plus complexes.

1. Ransomware en tant que service (RaaS)

Des groupes cybercriminels proposent des solutions de ransomware à des individus moins techniques, multipliant ainsi les acteurs malveillants.

Ces attaques ciblent les infrastructures critiques canadiennes, comme les hôpitaux et les services publics, causant des interruptions massives et des coûts élevés pour rétablir les systèmes.

MacBook Pro turned-on

2. Hameçonnage et techniques de social engineering

L’hameçonnage reste un des outils préférés des cybercriminels. Mais en 2025, les attaques sont plus personnalisées, souvent basées sur des informations extraites des réseaux sociaux ou des bases de données piratées.

teal LED panel

Une technique qui sévit !

Selon des études récentes, environ 91% des cyberattaques débutent par un courriel d’hameçonnage.

3. Attaques sur la chaîne d’approvisionnement

Les cybercriminels exploitent les vulnérabilités des fournisseurs tiers pour infiltrer les réseaux des grandes entreprises. Ces attaques, comme celles ayant ciblé SolarWinds en 2020, restent une menace significative et difficile à prévenir.

En 2025, les attaques sur la chaîne d’approvisionnement sont devenues encore plus complexes, ciblant souvent des logiciels essentiels ou des services cloud largement utilisés. Les entreprises doivent désormais auditer régulièrement leurs partenaires et renforcer leurs processus de gestion des accès pour limiter les risques.

Les menaces émergentes : l’avenir de l’insécurité

En plus des menaces existantes, plusieurs nouvelles formes d’attaques émergent, amplifiées par les technologies avancées comme l’intelligence artificielle (IA) et l’Internet des objets (IoT).

Les cybercriminels utilisent des IA pour automatiser et améliorer leurs attaques. Cela inclut la création de deepfakes convaincants pour manipuler les individus ou la génération d’emails d’hameçonnage hyper réalistes.

Cyberattaques sur l’IoT

Avec des milliards d’appareils connectés, les cybercriminels exploitent les failles de sécurité pour accéder à des réseaux domestiques ou professionnels. Les appareils IoT deviennent des points d’entrée pour des attaques massives.blank

Cybermenaces politiques

Le cyberespionnage par des acteurs étatiques est en augmentation. Des pays utilisent des cyberattaques pour influencer les élections, perturber des infrastructures critiques ou voler des secrets commerciaux.

people in conference

Le Canada : un pays en première ligne

Le Centre canadien pour la cybersécurité (CCC) souligne dans son rapport 2025-2026 que le Canada est particulièrement vulnérable en raison de sa dépendance à la technologie et de son rôle actif dans l’économie mondiale. Les gouvernements, les entreprises et les citoyens doivent adopter une approche proactive pour réduire les risques surtout avec l’IA qui persévère !

Nous avons parlé ici de comment l’IA et la cybersécurité sont de plus en plus utilisés ensemble.

Partage social

Related posts

blank

Les 3 lois sur la protection de données à porter son attention au Canada en 2024

La protection des données est devenue un enjeu majeur dans un monde de plus en plus numérique. Avec la montée en puissance des cyberattaques, des violations de données et de l’utilisation abusive des informations personnelles, les gouvernements du monde entier révisent et renforcent leurs lois sur la protection des données.

1.Loi canadienne sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) – Modernisation

Au Canada, l’une des évolutions législatives les plus notables est la révision en cours de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE). Cette loi, qui constitue l’épine dorsale du cadre de protection des données au Canada, est en train d’être modernisée pour répondre aux défis posés par l’économie numérique.

La réforme proposée, connue sous le nom de Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs (LPVPC), vise à donner aux Canadiens plus de contrôle sur leurs données personnelles. Parmi les changements, on note :

  • Le droit à la portabilité des données : Les consommateurs pourront demander que leurs données personnelles soient transférées d’une organisation à une autre.
  • Le droit à l’oubli : Les Canadiens pourront demander la suppression de leurs données lorsque celles-ci ne sont plus nécessaires.
  • Sanctions renforcées: Les entreprises qui enfreignent la loi pourraient faire face à des amendes allant jusqu’à 5 % de leur chiffre d’affaires mondialou 25 millions de dollars, selon le montant le plus élevé​ (EveryoneSocial).

Ces réformes sont alignées sur les tendances mondiales en matière de protection des données, comme le RGPD en Europe, et visent à renforcer la confiance des consommateurs dans l’économie numérique.

2. Loi 25 au Québec

Nous en avons déjà parler, au Québec des changements significatifs avec l’adoption de la Loi 25, officiellement connue sous le nom de Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels. Cette loi, qui modifie la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, introduit des exigences plus strictes pour les entreprises opérant dans la province.

3. Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs en ligne (OPC) – Canada

Au Canada, la Loi sur la Protection de la Vie Privée des Consommateurs en Ligne (OPC) a été proposée en 2022 et devrait entrer en vigueur en 2024. Cette loi renforce les obligations des entreprises concernant la collecte, l’utilisation et la divulgation des données personnelles. Elle introduit également des pénalités plus élevées pour les infractions et donne plus de pouvoir à l’autorité de régulation pour enquêter et imposer des sanctions.

En outre, l’OPC accorde aux consommateurs un droit accru de demander la suppression de leurs données personnelles. Pour en savoir plus sur la loi nous en parlons plus en détails ici.

Une étude de l’Université de Toronto en 2023 a révélé que 75 % des Canadiens sont préoccupés par l’utilisation de leurs données personnelles par les entreprises, ce qui justifie l’introduction de lois plus strictes.

blank

Que devons-nous en retenir?

Les récents changements dans les lois sur la protection des données montrent une tendance claire vers un renforcement des droits des consommateurs et une responsabilisation accrue des entreprises. Alors que les réglementations continuent d’évoluer, les entreprises doivent rester vigilantes et s’assurer de leur conformité pour éviter des sanctions sévères et protéger la confiance de leurs clients.

Partage social
blank

La digitalisation de la chaîne logistique en 2024

La digitalisation de la chaîne logistique a transformé les pratiques traditionnelles, offrant des gains significatifs en efficacité et en réactivité. Cependant, en 2024, cette transformation demeure incomplète, et l’intégration rapide de l’intelligence artificielle (IA) ouvre de nouvelles perspectives tout en posant des défis notables.

État actuel de la digitalisation en 2024

Malgré les avancées technologiques, de nombreuses entreprises peinent à adopter pleinement la digitalisation de leur chaîne logistique. Une étude récente souligne que les processus restent souvent fragmentés, entravant une visibilité complète et une prise de décision optimale. Les investissements dans les technologies numériques sont parfois perçus comme coûteux et complexes, freinant leur adoption généralisée.

Une étude de KPMG révèle que les entreprises canadiennes accusent un retard par rapport aux États-Unis dans l’adoption de l’intelligence artificielle (IA). Cette situation suggère que les processus restent souvent fragmentés, ce qui entrave une visibilité complète et une prise de décision optimale.

L’impact de l’IA sur la chaîne logistique

L’introduction de l’IA dans la logistique promet une révolution en matière de prévision de la demande, d’optimisation des itinéraires et de gestion des stocks. Des entreprises ayant adopté l’IA ont démontré une capacité accrue à ajuster rapidement leurs stratégies, notamment en période de crise, minimisant ainsi les impacts négatifs.

Cependant, cette transformation n’est pas exempte de défis. L’IA nécessite une infrastructure technologique robuste et une formation adéquate du personnel, ce qui peut représenter un obstacle pour certaines organisations.

Enjeux et défis de l’intégration de l’IA

L’adoption de l’IA soulève des questions éthiques et de gouvernance des données. La dépendance accrue aux algorithmes peut entraîner une perte de contrôle humain sur les décisions critiques.

De plus, la protection des données sensibles devient une préoccupation majeure, nécessitant des mesures de cybersécurité renforcées.

Perspectives d’avenir

Pour maximiser les bénéfices de la digitalisation et de l’IA, les entreprises doivent adopter une approche holistique. Il est essentiel de développer une culture organisationnelle ouverte au changement, d’investir dans la formation continue des employés et de mettre en place des stratégies de gestion du changement efficaces.

people sitting at the table looking to another person standing in front of them

Le facteur de réussite

La collaboration entre les différents acteurs de la chaîne logistique est également cruciale pour assurer une intégration harmonieuse des nouvelles technologies.

Ce qu’on peut retenir

En 2024, la digitalisation de la chaîne logistique, renforcée par l’IA, offre des opportunités considérables pour améliorer l’efficacité opérationnelle et la résilience.

Néanmoins, une mise en œuvre réussie nécessite une stratégie bien définie, une formation adéquate et une gestion attentive des défis éthiques et technologiques. Beaucoup sont encore sceptiques par peur que ces technologies ne volent leurs emplois.

Les entreprises prêtes à relever ces défis seront mieux positionnées pour prospérer dans un environnement commercial de plus en plus complexe et interconnecté !

Sources

CIO Online. (2024). Étude : La digitalisation de la supply chain encore à la peine. https://www.cio-online.com/actualites/lire-etude-la-digitalisation-de-la-supply-chain-encore-a-la-peine-15627.html

The Conversation. (2020). Résilience de la supply chain : digitaliser n’est pas qu’une question de technologie. https://theconversation.com/resilience-de-la-supply-chain-digitaliser-nest-pas-quune-question-de-technologie-141735

KPMG. Étude (2023). U.S. outpacing Canada in business adoption of AI. Récupéré le 19 avril 2023, de KPMG Canada https://kpmg.com/ca/en/home/media/press-releases/2023/04/us-outpacing-canada-in-business-adoption-of-ai.html

Partage social
blank

L’avenir des entreprises dans le secteur technologique au Canada en 2025

L’avenir des entreprises technologiques au Canada en 2025 : un tournant décisif

L’année 2025 marque une étape importante pour le secteur technologique canadien. Alors que l’innovation progresse à un rythme effréné, des initiatives concrètes façonnent l’usage de technologies clés comme l’intelligence artificielle (IA) et la cybersécurité, ouvrant des opportunités tout en répondant à des enjeux majeurs.

L’intelligence artificielle : transformer les promesses en réalités concrètes

En 2025, le gouvernement du Canada a lancé des programmes pour aider les petites et moyennes entreprises (PME) à adopter des solutions d’intelligence artificielle (IA).

Par exemple, le Programme d’assistance en IA (AI Assist Program) investit 100 millions de dollars pour soutenir les PME canadiennes innovantes qui développent ou intègrent des solutions d’IA générative et d’apprentissage profond dans leurs produits et services.

De plus, la Régional Artificial Intelligence Initiative (RAII), dotée de 200 millions de dollars sur cinq ans, vise à accélérer l’adoption de l’IA par les PME et les secteurs à travers le pays.

Parallèlement, le gouvernement canadien a renforcé son engagement avec le déploiement de subventions ciblées pour accélérer l’intégration de l’IA dans les régions moins desservies technologiquement. Ces actions visent à démocratiser l’accès à l’innovation tout en évitant de creuser les inégalités numériques.

Cybersécurité : des mesures concrètes pour renforcer les défenses

Face à l’augmentation des cyberattaques, le Canada adopte une posture proactive. À l’hiver 2025, le Canada exigera que tous les fournisseurs souhaitant soumissionner ou travailler sur certains contrats de défense détiennent la Certification du Programme canadien de certification en cybersécurité (PCCC).

Ce programme vise à renforcer la sécurité des contrats fédéraux en imposant des normes strictes de gestion de la cybersécurité, des audits réguliers et une amélioration continue des pratiques.

Le PCCC améliore la résilience des chaînes d’approvisionnement et protège les données stratégiques tout en positionnant le Canada comme un leader dans l’adoption de standards robustes. Bien que cette initiative impose de nouvelles responsabilités aux fournisseurs, elle garantit une sécurité accrue dans le secteur de la défense.

Concrètement, voici ce que le Programme canadien de certification en cybersécurité (PCCC) introduit :

  • Normes de cybersécurité obligatoires : les fournisseurs doivent satisfaire à des exigences précises en cybersécurité pour garantir la protection des données sensibles dans le cadre des contrats de défense.
  • Évaluation et certification : le PCCC impose des audits réguliers pour s’assurer que les entreprises respectent les standards requis et maintiennent des pratiques conformes face aux menaces évolutives.
  • Renforcement de la collaboration : en instaurant un cadre structuré, le PCCC facilite une coordination accrue entre le gouvernement et ses fournisseurs, assurant une protection collective des infrastructures critiques.

Ces mesures placent la cybersécurité au cœur des priorités stratégiques, renforçant la résilience collective.

Partage social