CES 2025 : les entreprises canadiennes au rendez-vous

L’IA et l’innovation à l’honneur : les entreprises québécoises et du Nouveau-Brunswick brillent au CES 2025

Le Consumer Electronics Show (CES) est bien plus qu’un simple salon : c’est la vitrine mondiale de l’innovation. Cette année, des entreprises québécoises et du Nouveau-Brunswick ont démontré que l’excellence technologique ne connaît pas de frontières.

CES 2025 : des PME canadiennes au rendez-vous !

 

Des startups et PME comme celle de Sam Poirier, originaire de Fredericton, ont su capter l’attention avec des solutions révolutionnaires basées sur l’intelligence artificielle.

Les entreprises locales au cœur de l’innovation mondiale

 

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Le Québec sous les projecteurs.

Des dizaines d’entreprises québécoises ont mis en avant leur savoir-faire, qu’il s’agisse d’IA, de technologies vertes ou de solutions numériques. Leur présence montre à quel point la province est un acteur clé de l’innovation technologique.

flag of Canada under blue sky at daytime

Le Nouveau-Brunswick

Avec des entrepreneurs comme Sam Poirier, la région s’affirme comme un terreau fertile pour les startups technologiques, prêtes à conquérir le monde avec des idées audacieuses et des solutions adaptées à un marché globalisé.​

Pourquoi les PME devraient-elles investir dans l’IA ?

1️⃣ Amélioration de l’expérience client

L’IA permet de personnaliser les services et de répondre aux besoins des clients de manière plus efficace. Par exemple, le logiciel de Sam Poirier aide les utilisateurs à vivre une expérience immersive et sur mesure, ce qui renforce leur engagement.

2️⃣ Gain de productivité

En automatisant des tâches répétitives, l’IA libère du temps pour se concentrer sur ce qui compte vraiment : innover et satisfaire ses clients.

3️⃣ Compétitivité accrue

Dans un marché où la concurrence est mondiale, adopter l’IA peut permettre à une PME de se démarquer et d’attirer des clients à l’échelle locale et internationale.

Les défis de l’Intelligence artificielle : un accompagnement stratégique

Malgré ses nombreux avantages, intégrer l’IA à son modèle d’affaires n’est pas sans défis. Choisir la bonne technologie, s’assurer qu’elle est adaptée aux besoins réels de l’entreprise et former les équipes sont des étapes cruciales.

Faire cavalier seul, sans accompagnement, peut mener à des erreurs coûteuses, tant en termes de temps que d’argent.

Et si on en parlait ?

Investir dans l’IA, c’est faire un pari sur l’avenir. Vous avez des questions sur comment l’intégrer efficacement à vos opérations ? Quels outils choisir, comment former vos équipes, ou encore comment éviter les pièges ? C’est souvent en échangeant simplement qu’émergent les meilleures idées. 😊

Pourquoi ne pas en discuter autour d’un café ? ☕

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L’intelligence artificielle au secours du recyclage (vidéos)

L’industrie du recyclage est confrontée à des défis majeurs, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des coûts croissants, selon un rapport du Wall Street Journal. Les taux de recyclage des déchets solides municipaux ont diminué, passant de près de 35 % en 2015 à environ 32 % en 2018. Pour surmonter ces obstacles, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond pour automatiser et améliorer le processus de tri.

L’utilisation de l’IA dans les centres de recyclage offre plusieurs avantages. Les robots pilotés par l’IA peuvent trier jusqu’à 80 morceaux de déchets recyclables par minute, surpassant la capacité humaine qui se situe entre 50 et 80 morceaux par minute. Les trieurs optiques, alimentés par des algorithmes d’IA améliorés, peuvent trier jusqu’à 1 000 morceaux par minute, accélérant considérablement le processus de tri.

C’est donc une excellente alternative pour améliorer l’efficacité du traitement, mais également pour combler le manque de personnel dans un type d’emploi hautement aliénant (est-ce que vous regarderiez défiler un convoyeur à toute vitesse devant vous huit heures par jour, chaque jour?). Cela permet également de diminuer la complexité du tri avec les multiples sortes de plastique et de déchets qui ne peuvent pas être recyclés. Un impact nettement positif pour l’environnement.

Des entreprises pionnières, telles qu’Eco-Cycle (voir article du WSJ), ont déjà intégré des robots dans leurs usines de tri à Denver au Colorado, constatant les avantages de cette technologie.

Les coûts initiaux pour l’achat de robots et de systèmes optiques sont toutefois encore très élevés, variant entre 150 000 et 300 000 dollars américains pour un seul robot et entre 1 et 2 millions de dollars pour les systèmes de tri optique. De plus, ces équipements nécessitent des mises à niveau et un entretien régulier.

Cette réalité est systématique et est le coût à payer pour l’innovation. Les “Early Adopters” tracent la voie et permettent aux produits prometteurs de se frayer un chemin jusqu’aux marchés de masse afin de réduire leurs coûts. Les exemples ne manquent pas : Tesla, l’ordinateur, le téléphone cellulaire, le stockage informatique, etc.

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The Technology Adoption Curve. © Craig Chelius CC-BY 3.0

Plus près de nous, l’entreprise Vooban de Québec a développé une technologie de reconnaissance optique pour les convoyeurs de l’entreprise Patates Dolbec afin de trier les patates ne pouvant être consommées. Grâce à un système d’apprentissage profond (qu’ils ont entraînés avec plus de 25 000 patates!), ils ont réduit les pertes de 20% à 5%. Moins de patates à la poubelle et plus dans votre poutine!

Source : Youtube Vooban

Frito-Lay et d’autres producteurs de chips utilisent également depuis un bon moment ce genre de technologie, mais plus simple, dans le tri des croustilles sur les chaînes de production. Un laser optique analyse en temps réel individuellement chaque item pour détecter la présence de tache noire ou autre défaut et un jet d’air dirigé dévie celui-ci de sa trajectoire pour le retirer de la production. Le tout sans aucune intervention humaine.

Source : Youtube Tomra

L’intelligence artificielle offre des possibilités très intéressantes dans l’industrie manufacturière. Les dix prochaines années risquent d’être très intéressantes sur ce point.

“Les robots vont voler nos emplois!” – clairement ils peuvent prendre ceux-ci.

Source : https://www.wsj.com/tech/ai/can-ai-rescue-recycling-0ee08801

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Cyberwarfare réacteur nucléaire

Savez-vous qu’une simple clé USB a mis à bas un centre secret d’enrichissement d’uranium en Iran et contaminé près de 60% de tous les ordinateurs du pays en 2010, sans que personne ne le remarque?

Un “zero-day” est une vulnérabilité de sécurité dans un logiciel, une application ou un système d’exploitation qui est inconnue de l’éditeur ou du fabricant et qui peut être exploitée par des pirates informatiques pour accéder à des informations sensibles ou prendre le contrôle du système concerné. L’identification de ces failles peut être très lucrative pour les développeurs qui les trouvent. En vendant cette information aux industriels qui en sont propriétaires, ceux-ci paient le gros montant (jusqu’à des millions de dollars) pour réparer ces failles avant qu’elles ne soient exploitées à des fins malicieuses.

Le ver nommé “Stuxnet”, faisant à peine 1MB, a été ouvert sur un simple ordinateur d’employé à l’intérieur du centre et son incroyable parcours débute…

1re installation sur l’ordinateur hôte sans être détecté par l’antivirus. Rien ne se passe.

Accès au réseau local en exploitant un zero-day lié à l’imprimante. Propagation à tous les ordinateurs du centre. Rien ne se passe.

Via un zero-day lié aux certificats de sécurité, le ver accède au logiciel qui contrôle les centrifugeuses servant à l’enrichissement d’uranium. La cible est atteinte, mais rien ne se passe.

Stuxnet passe les deux prochaines semaines à étudier la vitesse de rotation des centrifugeuses. Rien ne se passe.

Après ces deux semaines, le ver fait momentanément grimper la vitesse de rotation des centrigueuses au-delà de la limite normale, puis la baisse ensuite en deçà du minimum, puis revient à la vitesse normale. Le dégât commence.

Stuxnet provoque une usure prématurée des centrifugeuses, tout en affichant aux opérateurs une rotation normale à la lecture.

Pendant deux années, ce ver exploitant non pas un seul, mais quatre zero-day pour détruire des centaines de centrifugueuses critiques au programme nucléaire de l’Iran, sans être détecté. Ce ne fut que lorsqu’il a fuité par accident à l’extérieur du centre pour contaminer le pays en entier qu’une investigation l’a dévoilé au grand jour.

Les guerres du futur feront probablement leurs meilleurs gains grâce au “cyber warefare”. Cet exemple a déjà 13 ans, qu’est-ce qui existe présentement?

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Stockage de données avec l’ADN

Des chercheurs de Microsoft et de l’Université de Washington ont mis en œuvre le premier système entièrement automatisé de stockage et de récupération de données dans de l’ADN fabriqué. Cela représente une avancée cruciale pour faire passer cette technologie du laboratoire de recherche aux centres de données commerciaux.

Dans un test de preuve de concept simple, l’équipe a réussi à encoder le mot “hello” dans des fragments d’ADN fabriqué, puis à le convertir de nouveau en données numériques à l’aide d’un système entièrement automatisé, comme décrit dans un nouvel article publié le 21 mars dans Nature Scientific Reports.

L’ADN peut stocker des informations numériques dans un espace bien plus petit que celui utilisé par les centres de données actuels. Cela offre une solution prometteuse pour stocker la quantité croissante de données générées chaque jour, allant des archives commerciales et vidéos mignonnes d’animaux aux scans médicaux et aux images de l’espace.

Microsoft explore des moyens de combler l’écart imminent entre la quantité de données que nous produisons et qui doit être préservée, et notre capacité à les stocker. Cela inclut le développement d’algorithmes et de technologies informatiques moléculaires pour encoder et récupérer des données dans de l’ADN fabriqué, pouvant contenir toutes les informations actuellement stockées dans un centre de données de la taille d’un entrepôt dans un espace de la taille de quelques dés de jeu.

“Notre objectif ultime est de mettre en place un système de production qui, pour l’utilisateur final, ressemble beaucoup à n’importe quel autre service de stockage en nuage – les bits sont envoyés à un centre de données, y sont stockés, et ils apparaissent simplement lorsque le client en a besoin”, explique Karin Strauss, chercheuse principale chez Microsoft.

Les informations sont stockées dans des molécules d’ADN synthétique créées en laboratoire, et peuvent être chiffrées avant d’être envoyées au système. Bien que des machines sophistiquées, telles que des synthétiseurs et des séquenceurs, effectuent déjà des parties essentielles du processus, de nombreuses étapes intermédiaires nécessitaient jusqu’à présent du travail manuel en laboratoire de recherche, ce qui ne serait pas viable dans un cadre commercial.

“Vous ne pouvez pas avoir un groupe de personnes courant autour d’un centre de données avec des pipettes – c’est trop sujet aux erreurs humaines, trop coûteux et l’empreinte serait trop grande”, déclare Chris Takahashi, chercheur principal à l’École d’informatique et d’ingénierie Paul G. Allen de l’Université de Washington.

Microsoft and UW demonstrate first fully automated DNA data storage

Pour que cette technique soit une solution de stockage commerciale viable, les coûts de la synthèse de l’ADN et du processus de séquençage doivent diminuer. Les tendances évoluent rapidement dans cette direction, selon les chercheurs.

L’automatisation est un autre élément clé de cette équation, car elle permettrait un stockage à grande échelle et le rendrait plus abordable, affirment les chercheurs de Microsoft.

Dans les bonnes conditions, l’ADN peut durer beaucoup plus longtemps que les technologies actuelles de stockage d’archives qui se dégradent en quelques décennies. Certains brins d’ADN ont réussi à persister pendant des dizaines de milliers d’années dans des défenses de mammouth et des os d’humains primitifs, et cela devrait rester pertinent aussi longtemps que les gens seront en vie.

Le système automatisé de stockage de données par ADN utilise un logiciel développé par l’équipe Microsoft et UW, convertissant les uns et les zéros des données numériques en A, T, C et G qui constituent les éléments constitutifs de l’ADN. Ensuite, il utilise un équipement de laboratoire peu coûteux, largement disponible, pour acheminer les liquides et les produits chimiques nécessaires dans un synthétiseur construisant des fragments d’ADN fabriqué et pour les pousser dans un récipient de stockage.

Lorsque le système doit récupérer les informations, il ajoute d’autres produits chimiques pour préparer correctement

les fragments d’ADN, puis utilise un processus automatisé pour extraire les données et les convertir en format numérique.

Cette avancée technologique représente une réponse aux défis croissants liés à la gestion du volume exponentiel de données générées quotidiennement. Cependant, pour que cette méthode soit viable commercialement, des réductions de coûts significatives dans la synthèse de l’ADN et le processus de séquençage sont nécessaires.

Source : https://news.microsoft.com/source/features/innovation/hello-data-dna-storage

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