Le poids géopolitique de la cybersécurité

Un article du journal Les Affaires a récemment attiré mon attention. Dans le cadre de mon travail avec MGP Conseils, j’assiste des PME avec des besoins technologiques stratégiques, mais quand même majoritairement opérationnels. La maîtrise du « terrain » est importante, mais il est bon parfois de prendre un peu d’altitude pour avoir une vue macro sur le sujet. Cet article est très intéressant à cet effet.

Les cyberattaques contribuent de plus en plus à la montée des conflits mondiaux comme moyen de guerre sans déclaration formelle. Le caractère intangible et souvent caché rend difficile les interceptions et les recours vers les fautifs.

Plusieurs pays, dont le Canada, renforcent leurs capacités de cyberdéfense, tandis que les objectifs des cyberopérations varient, englobant l’espionnage, l’économie, le sabotage et le financement. Le contexte entraîne des changements législatifs, comme les certificationspour les fournisseurs de services travaillant avec des gouvernements (ISACA, CerNexus, CWNP, etc.), et des lois sur la protection des cybersystèmes essentiels.

Sur le plan technologique, l’évolution de l’intelligence artificielle et son utilisation potentielle par les criminels, change complètement le paysage. La puissance, la rapidité et la portée des attaques sont multipliées exponentiellement et elles fragilisent des systèmes qu’on croyait solides telles que la blockchain et les cryptages de haut niveau.

En termes de tendances, l’article met en avant quatre points clés :

Tendance 1 – Les techniques de cyberguerre

Les cyberattaques deviennent accessibles aux criminels locaux, comme illustré par l’histoire de NotPetya. La cyberassurance va donc passer d’une dépense secondaire à une dépense essentielle pour les entreprises.

Tendance 2 – Cybercrime « as a service »

Le cybercrime devient un processus de chaîne, impliquant divers rôles, permettant aux amateurs de participer à des attaques complexes, compliquant ainsi les poursuites judiciaires. Une forme de démocratisation des cyberattaques où, selon l’expression anglaise « honor among thieves », il existe une certaine déontologie. Comme le montre l’attaque par rançongiciel d’un hôpital pour enfant en décembre 2022 où LockBit, le franchiseur des attaquants, a immédiatement remis les clés de décryptage à l’institution et banni leur partenaire, car cela enfreignait leurs règles.

Tendance 3 – Cryptage, extorsion et législation

Les criminels menacent de publier des données plutôt que de simplement les chiffrer, incitant les entreprises à être vigilantes et à ne pas céder aux propositions d’ententes à l’amiable. On voit trop souvent dans les films d’action le policier qui accepte de poser son arme devant un malfaiteur et son otage. Dans la réalité, jamais cela ne se produit, car vous devenez vous-mêmes vulnérables et perdez votre levier dans la situation. En tant que PME, il faut donc être préparé à ce genre d’événement et avoir des contingences en cas d’attaques, car une très grande partie des victimes ne reçoivent jamais leurs données après avoir payé la rançon…

Tendance 4 – La protection de la vie privée, un différentiateur important

La sensibilisation à la vie privée augmente, avec une demande croissante de transparence quant à l’utilisation des données. Les entreprises non transparentes risquent des sanctions et des actions collectives. La loi 25 qui arrive à sa dernière échéance en septembre 2024 et le plus sévère Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne en sont de bons exemples. Je vois malheureusement beaucoup d’entreprises qui font encore l’autruche malgré les nombreuses ressources…

Tendance 5 – Tout le monde vend de la cybersécurité

En raison du risque généralisé de cyberattaques, la cybersécurité devient essentielle pour toutes les entreprises, conduisant à une prolifération d’offres; il faut être vigilant dans le choix des partenaires de cybersécurité.

L’ensemble de ces tendances reflète un paysage complexe où la sécurité numérique, les implications légales et la protection de la vie privée deviennent des préoccupations cruciales pour les individus et les entreprises. Le gouvernement a sa part du gâteau dans tout ça, mais les PME également. Elles doivent prendre des mesures concrètes et rester un minimum à l’affût des changements géopolitiques qui pourraient l’impacter.

Comment ces tendances pourraient-elles influencer les politiques gouvernementales en matière de cybersécurité?

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Démarrer une entreprise au Canada en 2025 est une aventure passionnante mais qui nécessite une préparation minutieuse. Voici cinq étapes essentielles qui vous guideront dans ce processus :

1. Élaborer un plan d’affaire solide

Un plan d’affaires détaillé est essentiel pour définir votre vision, vos objectifs et les stratégies pour les atteindre. Il doit inclure une analyse de marché, une stratégie marketing, des projections financières et une évaluation des risques. Ce document servira de feuille de route pour le développement de votre entreprise et sera crucial pour attirer des investisseurs potentiels.

Il vous permet d’être pris au sérieux face aux investisseurs, qui comprendront votre modèle économique proposé, et pourront évaluer les risques associés afin de déterminer le retour sur investissement attendu. Ainsi, un plan d’affaires bien élaboré est indispensable pour convaincre les investisseurs de la solidité et du potentiel de l’entreprise !

Vous disposer de plusieurs aide ici pour la mise en oeuvre.

2. Choisir la structure juridique appropriée

Sélectionnez la forme juridique qui correspond le mieux à vos objectifs et à votre situation personnelle. Les options courantes au Canada incluent la société par actions, la société de personnes et l’entreprise individuelle. Chaque structure a ses avantages et ses implications fiscales.

Cela dépendra principalement de votre type d’entreprise que vous désirez construire basée sur le modèle d’affaire que vous avez pensé. Mais pour résumé, si vous bâtissez votre entreprise au Canada, les structures juridiques des entreprises se répartissent principalement en trois catégories :

  1. Entreprises individuelles : propriétés d’une seule personne, elles sont simples à établir et à gérer, mais le propriétaire assume une responsabilité illimitée.
  2. Sociétés de personnes : formées par deux personnes ou plus, elles partagent les profits, les pertes et la gestion. Les associés ont une responsabilité illimitée, sauf si une société en commandite est constituée.
  3. Sociétés par actions : entités juridiques distinctes de leurs actionnaires, offrant une responsabilité limitée. Elles peuvent être constituées au niveau fédéral ou provincial.

3. Enregistrer votre entreprise auprès du gouvernement

Le côté administratif est clairement le moins séduisant mais il est inévitable ! Procédez à l’enregistrement de votre entreprise au niveau fédéral ou provincial, selon la portée de vos activités. Obtenez un numéro d’entreprise (NE) auprès de l’Agence du revenu du Canada (ARC) et inscrivez-vous aux taxes applicables. Gardez tous les historiques de transaction car l’ARC exige que vous conserviez des registres précis de toutes les transactions financières pendant au moins six ans.

Si vos revenus annuels dépassent 30 000 $, vous êtes tenu de vous inscrire à la TPS/TVH. exige que vous conserviez des registres précis de toutes les transactions financières pendant au moins six ans.

4. Automatiser dés le départ vos processus

Intégrez les technologies de manière stratégique dans vos processus d’affaires. MGP Conseils vous propose une analyse commerciale approfondie, l’optimisation opérationnelle et l’intégration de solutions adaptées pour améliorer l’efficacité de votre entreprise. Cela vous permet de cette manière de limiter vos coûts tout en ayant une meilleure efficacité opérationnelle.

L’automatisation des processus est devenue un levier stratégique pour les entreprises souhaitant améliorer leur efficacité opérationnelle. En 2024, le marché mondial de l’automatisation des processus est estimé à 109,77 milliards USD, avec une prévision d’atteindre 145,65 milliards USD d’ici 2029, soit un taux de croissance annuel de 5,82 %.

Cette adoption croissante est également reflétée par l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les processus d’affaires, avec environ 44 % des entreprises travaillant à intégrer l’IA dans leurs applications et processus existants, expliquant la productive de beaucoup d’entreprises.

5. Intégrez une gestion de projet efficace pour optimiser vos opérations

Une gestion de projet rigoureuse est essentielle pour assurer le succès de vos initiatives. MGP Conseils propose des services de gestion de projet numérique adaptés aux PME, vous aidant à planifier, exécuter et suivre vos projets de manière efficace.

Cela inclut la définition d’objectifs clairs, la gestion des ressources et le respect des délais, contribuant ainsi à l’atteinte de vos objectifs d’affaires.

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