Automatisez votre travail

Comment pouvez-vous améliorer votre productivité de 20 minutes de travail chaque jour? (c’est plus d’une centaine d’heures par année ça!)

L’automatisation des tâches chronophages est cruciale pour libérer du temps dans le quotidien professionnel. Il existe des outils spécialisés comme Zapier, Make, Wrk, Automate.io et autres logiciels d’AI, mais il y en a aussi qui sont souvent nativement offerts dans les outils que vous utilisez tous les jours!

Un point clé à retenir est d’éviter de vous placer comme goulot d’étranglement dans les communications, particulièrement celles qui n’ont pas besoin de tant de personnalisation. Par exemple :

  1. Automatisation des courriels : Configurez des emails automatiques, y compris des messages de bienvenue et des accusés de réception, optimisant ainsi la communication.
  2. Notifications sur l’avancement des projets : Utilisez l’automatisation pour connecter les outils de gestion de projet aux messageries, permettant un suivi en temps réel.
  3. Rappels sur un calendrier : Programmez des notifications automatiques pour les événements à venir, améliorant la gestion du temps.
  4. Notifications d’actions partenaires : Recevez des notifications automatiques lorsqu’un partenaire réalise une action spécifique, renforçant la collaboration.
  5. Relance des impayés : Automatisez les relances en cas d’impayés, réduisant ainsi les risques financiers.

Vous pourrez ainsi sauver de précieuses minutes et mettre le focus des tâches à plus grandes valeurs ajoutées.

Quel outil d’automatisation avez-vous découvert qui a changé votre quotidien?

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La transformation numérique : les avancées des TIC

L’évolution des TIC a profondément transformé nos interactions et la structure de la société. L’intelligence artificielle, désormais centrale dans ces technologies, amplifie ces changements en impactant le travail et les dynamiques sociales, tout en soulevant de nouveaux défis.

Avant vs Maintenant : une antithèse profonde

Dans les décennies passées, les modes de communication et de travail étaient lents et limités par des technologies analogiques. L’interaction humaine, bien qu’efficace à petite échelle, ne pouvait pas répondre à la demande de mondialisation croissante. Les entreprises fonctionnaient avec des structures de communication hiérarchiques et des processus souvent manuels.

Aujourd’hui, des outils comme Zoom, Slack, et Microsoft Teams ont permis une instantanéité dans les échanges qui transcendent les distances géographiques. Cette transformation a été amplifiée par la pandémie de COVID-19, qui a forcé une adoption massive du télétravail. Mais cette transition, bien qu’avantageuse, a aussi créé une pression pour rester constamment connecté, brouillant les frontières entre travail et vie personnelle. L’hyperconnectivité, conséquence directe des TIC modernes, expose les travailleurs à une charge mentale accrue, une dimension rarement considérée auparavant.

L’apogée de l’IA et son impact sociétal

Le développement rapide de l’IA marque une nouvelle phase dans l’histoire des TIC. Des entreprises comme Tesla avec son robot Optimus, ou des acteurs majeurs comme Google, OpenAI, et Amazon, repoussent les limites de ce que l’automatisation peut accomplir. L’IA n’est plus seulement un outil d’assistance, mais un acteur autonome capable de prendre des décisions complexes et d’exécuter des tâches autrefois réservées aux humains.

D’un côté, l’IA promet d’améliorer la productivité, de résoudre des problèmes complexes plus rapidement et de répondre aux besoins d’un monde en pleine globalisation. Par exemple, les IA comme ChatGPT et les systèmes autonomes de Tesla révolutionnent des secteurs comme la logistique ou encore les transports. Cependant, le revers de la médaille est la disparition progressive des emplois traditionnels, notamment dans les secteurs de services et de la fabrication.

Pourquoi ce changement ?

L’adoption de l’IA et des TIC découle de la pression concurrentielle dans un monde globalisé, où la recherche d’efficacité et de rapidité devient une priorité. Les entreprises adoptent ces innovations non seulement pour rester compétitives, mais aussi pour répondre à une demande croissante de services personnalisés et instantanés.

Cependant, l’émergence rapide de l’IA pose des questions éthiques cruciales, exacerbées par des mises en garde répétées d’acteurs comme Elon Musk, nous en parlons ici.

Conséquences sociales : vers une fracture ?

Le passage à l’IA et aux TIC avancées engendre une polarisation sociale croissante. Les travailleurs les plus qualifiés, capables de s’adapter aux nouvelles technologies, prospèrent, tandis que les emplois moins qualifiés sont remplacés par des machines. Le fossé entre ceux qui bénéficient de ces progrès technologiques et ceux qui en souffrent s’élargit, menaçant de creuser les inégalités socio-économiques.

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Le poids géopolitique de la cybersécurité

Un article du journal Les Affaires a récemment attiré mon attention. Dans le cadre de mon travail avec MGP Conseils, j’assiste des PME avec des besoins technologiques stratégiques, mais quand même majoritairement opérationnels. La maîtrise du « terrain » est importante, mais il est bon parfois de prendre un peu d’altitude pour avoir une vue macro sur le sujet. Cet article est très intéressant à cet effet.

Les cyberattaques contribuent de plus en plus à la montée des conflits mondiaux comme moyen de guerre sans déclaration formelle. Le caractère intangible et souvent caché rend difficile les interceptions et les recours vers les fautifs.

Plusieurs pays, dont le Canada, renforcent leurs capacités de cyberdéfense, tandis que les objectifs des cyberopérations varient, englobant l’espionnage, l’économie, le sabotage et le financement. Le contexte entraîne des changements législatifs, comme les certificationspour les fournisseurs de services travaillant avec des gouvernements (ISACA, CerNexus, CWNP, etc.), et des lois sur la protection des cybersystèmes essentiels.

Sur le plan technologique, l’évolution de l’intelligence artificielle et son utilisation potentielle par les criminels, change complètement le paysage. La puissance, la rapidité et la portée des attaques sont multipliées exponentiellement et elles fragilisent des systèmes qu’on croyait solides telles que la blockchain et les cryptages de haut niveau.

En termes de tendances, l’article met en avant quatre points clés :

Tendance 1 – Les techniques de cyberguerre

Les cyberattaques deviennent accessibles aux criminels locaux, comme illustré par l’histoire de NotPetya. La cyberassurance va donc passer d’une dépense secondaire à une dépense essentielle pour les entreprises.

Tendance 2 – Cybercrime « as a service »

Le cybercrime devient un processus de chaîne, impliquant divers rôles, permettant aux amateurs de participer à des attaques complexes, compliquant ainsi les poursuites judiciaires. Une forme de démocratisation des cyberattaques où, selon l’expression anglaise « honor among thieves », il existe une certaine déontologie. Comme le montre l’attaque par rançongiciel d’un hôpital pour enfant en décembre 2022 où LockBit, le franchiseur des attaquants, a immédiatement remis les clés de décryptage à l’institution et banni leur partenaire, car cela enfreignait leurs règles.

Tendance 3 – Cryptage, extorsion et législation

Les criminels menacent de publier des données plutôt que de simplement les chiffrer, incitant les entreprises à être vigilantes et à ne pas céder aux propositions d’ententes à l’amiable. On voit trop souvent dans les films d’action le policier qui accepte de poser son arme devant un malfaiteur et son otage. Dans la réalité, jamais cela ne se produit, car vous devenez vous-mêmes vulnérables et perdez votre levier dans la situation. En tant que PME, il faut donc être préparé à ce genre d’événement et avoir des contingences en cas d’attaques, car une très grande partie des victimes ne reçoivent jamais leurs données après avoir payé la rançon…

Tendance 4 – La protection de la vie privée, un différentiateur important

La sensibilisation à la vie privée augmente, avec une demande croissante de transparence quant à l’utilisation des données. Les entreprises non transparentes risquent des sanctions et des actions collectives. La loi 25 qui arrive à sa dernière échéance en septembre 2024 et le plus sévère Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne en sont de bons exemples. Je vois malheureusement beaucoup d’entreprises qui font encore l’autruche malgré les nombreuses ressources…

Tendance 5 – Tout le monde vend de la cybersécurité

En raison du risque généralisé de cyberattaques, la cybersécurité devient essentielle pour toutes les entreprises, conduisant à une prolifération d’offres; il faut être vigilant dans le choix des partenaires de cybersécurité.

L’ensemble de ces tendances reflète un paysage complexe où la sécurité numérique, les implications légales et la protection de la vie privée deviennent des préoccupations cruciales pour les individus et les entreprises. Le gouvernement a sa part du gâteau dans tout ça, mais les PME également. Elles doivent prendre des mesures concrètes et rester un minimum à l’affût des changements géopolitiques qui pourraient l’impacter.

Comment ces tendances pourraient-elles influencer les politiques gouvernementales en matière de cybersécurité?

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Les 3 lois sur la protection de données à porter son attention au Canada en 2024

La protection des données est devenue un enjeu majeur dans un monde de plus en plus numérique. Avec la montée en puissance des cyberattaques, des violations de données et de l’utilisation abusive des informations personnelles, les gouvernements du monde entier révisent et renforcent leurs lois sur la protection des données.

1.Loi canadienne sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) – Modernisation

Au Canada, l’une des évolutions législatives les plus notables est la révision en cours de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE). Cette loi, qui constitue l’épine dorsale du cadre de protection des données au Canada, est en train d’être modernisée pour répondre aux défis posés par l’économie numérique.

La réforme proposée, connue sous le nom de Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs (LPVPC), vise à donner aux Canadiens plus de contrôle sur leurs données personnelles. Parmi les changements, on note :

  • Le droit à la portabilité des données : Les consommateurs pourront demander que leurs données personnelles soient transférées d’une organisation à une autre.
  • Le droit à l’oubli : Les Canadiens pourront demander la suppression de leurs données lorsque celles-ci ne sont plus nécessaires.
  • Sanctions renforcées: Les entreprises qui enfreignent la loi pourraient faire face à des amendes allant jusqu’à 5 % de leur chiffre d’affaires mondialou 25 millions de dollars, selon le montant le plus élevé​ (EveryoneSocial).

Ces réformes sont alignées sur les tendances mondiales en matière de protection des données, comme le RGPD en Europe, et visent à renforcer la confiance des consommateurs dans l’économie numérique.

2. Loi 25 au Québec

Nous en avons déjà parler, au Québec des changements significatifs avec l’adoption de la Loi 25, officiellement connue sous le nom de Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels. Cette loi, qui modifie la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, introduit des exigences plus strictes pour les entreprises opérant dans la province.

3. Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs en ligne (OPC) – Canada

Au Canada, la Loi sur la Protection de la Vie Privée des Consommateurs en Ligne (OPC) a été proposée en 2022 et devrait entrer en vigueur en 2024. Cette loi renforce les obligations des entreprises concernant la collecte, l’utilisation et la divulgation des données personnelles. Elle introduit également des pénalités plus élevées pour les infractions et donne plus de pouvoir à l’autorité de régulation pour enquêter et imposer des sanctions.

En outre, l’OPC accorde aux consommateurs un droit accru de demander la suppression de leurs données personnelles. Pour en savoir plus sur la loi nous en parlons plus en détails ici.

Une étude de l’Université de Toronto en 2023 a révélé que 75 % des Canadiens sont préoccupés par l’utilisation de leurs données personnelles par les entreprises, ce qui justifie l’introduction de lois plus strictes.

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Que devons-nous en retenir?

Les récents changements dans les lois sur la protection des données montrent une tendance claire vers un renforcement des droits des consommateurs et une responsabilisation accrue des entreprises. Alors que les réglementations continuent d’évoluer, les entreprises doivent rester vigilantes et s’assurer de leur conformité pour éviter des sanctions sévères et protéger la confiance de leurs clients.

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