La disquette et le virage numérique

Qu’est-ce qu’on en commun le vieux Pentium III à ma grand-mère et un Boeing 747?

Ils utilisent (encore) des disquettes pour transférer des données.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce chef-d’œuvre d’ingénierie industrielle qui permet de transporter des centaines de personnes utilise encore systématiquement des disquettes pour faire des mises à jour critiques concernant les changements de piste et aux aides à la navigation.

Bien sûr les nouveaux modèles n’utilisent plus cette technologie, mais cela met en évidence un concept intéressant sur le virage numérique et les coûts d’optimisation liés aux infrastructures lourdes. Il serait probablement très couteux pour un constructeur aérien de faire un “retro-fit” de technologie pour mettre à jour cette portion du système. D’autant plus que la méthode s’inscrit probablement dans un protocole de sécurité très rigoureux (”Don’t change what’s not broken”).

Les PME ont la chance, elles, d’être beaucoup plus agile. Les coûts de mise à jour et optimisation des systèmes et des processus sont très souvent largement moindres que les bénéfices que cela apporte.

Fun fact de fun fact : l’arsenal nucléaire américain n’est plus opéré par des disquettes depuis… 2019!

(”Disquette 1 de 13”, ça peut être long avant de décoller !)

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Stockage de données avec l’ADN

Des chercheurs de Microsoft et de l’Université de Washington ont mis en œuvre le premier système entièrement automatisé de stockage et de récupération de données dans de l’ADN fabriqué. Cela représente une avancée cruciale pour faire passer cette technologie du laboratoire de recherche aux centres de données commerciaux.

Dans un test de preuve de concept simple, l’équipe a réussi à encoder le mot “hello” dans des fragments d’ADN fabriqué, puis à le convertir de nouveau en données numériques à l’aide d’un système entièrement automatisé, comme décrit dans un nouvel article publié le 21 mars dans Nature Scientific Reports.

L’ADN peut stocker des informations numériques dans un espace bien plus petit que celui utilisé par les centres de données actuels. Cela offre une solution prometteuse pour stocker la quantité croissante de données générées chaque jour, allant des archives commerciales et vidéos mignonnes d’animaux aux scans médicaux et aux images de l’espace.

Microsoft explore des moyens de combler l’écart imminent entre la quantité de données que nous produisons et qui doit être préservée, et notre capacité à les stocker. Cela inclut le développement d’algorithmes et de technologies informatiques moléculaires pour encoder et récupérer des données dans de l’ADN fabriqué, pouvant contenir toutes les informations actuellement stockées dans un centre de données de la taille d’un entrepôt dans un espace de la taille de quelques dés de jeu.

“Notre objectif ultime est de mettre en place un système de production qui, pour l’utilisateur final, ressemble beaucoup à n’importe quel autre service de stockage en nuage – les bits sont envoyés à un centre de données, y sont stockés, et ils apparaissent simplement lorsque le client en a besoin”, explique Karin Strauss, chercheuse principale chez Microsoft.

Les informations sont stockées dans des molécules d’ADN synthétique créées en laboratoire, et peuvent être chiffrées avant d’être envoyées au système. Bien que des machines sophistiquées, telles que des synthétiseurs et des séquenceurs, effectuent déjà des parties essentielles du processus, de nombreuses étapes intermédiaires nécessitaient jusqu’à présent du travail manuel en laboratoire de recherche, ce qui ne serait pas viable dans un cadre commercial.

“Vous ne pouvez pas avoir un groupe de personnes courant autour d’un centre de données avec des pipettes – c’est trop sujet aux erreurs humaines, trop coûteux et l’empreinte serait trop grande”, déclare Chris Takahashi, chercheur principal à l’École d’informatique et d’ingénierie Paul G. Allen de l’Université de Washington.

Microsoft and UW demonstrate first fully automated DNA data storage

Pour que cette technique soit une solution de stockage commerciale viable, les coûts de la synthèse de l’ADN et du processus de séquençage doivent diminuer. Les tendances évoluent rapidement dans cette direction, selon les chercheurs.

L’automatisation est un autre élément clé de cette équation, car elle permettrait un stockage à grande échelle et le rendrait plus abordable, affirment les chercheurs de Microsoft.

Dans les bonnes conditions, l’ADN peut durer beaucoup plus longtemps que les technologies actuelles de stockage d’archives qui se dégradent en quelques décennies. Certains brins d’ADN ont réussi à persister pendant des dizaines de milliers d’années dans des défenses de mammouth et des os d’humains primitifs, et cela devrait rester pertinent aussi longtemps que les gens seront en vie.

Le système automatisé de stockage de données par ADN utilise un logiciel développé par l’équipe Microsoft et UW, convertissant les uns et les zéros des données numériques en A, T, C et G qui constituent les éléments constitutifs de l’ADN. Ensuite, il utilise un équipement de laboratoire peu coûteux, largement disponible, pour acheminer les liquides et les produits chimiques nécessaires dans un synthétiseur construisant des fragments d’ADN fabriqué et pour les pousser dans un récipient de stockage.

Lorsque le système doit récupérer les informations, il ajoute d’autres produits chimiques pour préparer correctement

les fragments d’ADN, puis utilise un processus automatisé pour extraire les données et les convertir en format numérique.

Cette avancée technologique représente une réponse aux défis croissants liés à la gestion du volume exponentiel de données générées quotidiennement. Cependant, pour que cette méthode soit viable commercialement, des réductions de coûts significatives dans la synthèse de l’ADN et le processus de séquençage sont nécessaires.

Source : https://news.microsoft.com/source/features/innovation/hello-data-dna-storage

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La digitalisation de la chaîne logistique en 2024

La digitalisation de la chaîne logistique a transformé les pratiques traditionnelles, offrant des gains significatifs en efficacité et en réactivité. Cependant, en 2024, cette transformation demeure incomplète, et l’intégration rapide de l’intelligence artificielle (IA) ouvre de nouvelles perspectives tout en posant des défis notables.

État actuel de la digitalisation en 2024

Malgré les avancées technologiques, de nombreuses entreprises peinent à adopter pleinement la digitalisation de leur chaîne logistique. Une étude récente souligne que les processus restent souvent fragmentés, entravant une visibilité complète et une prise de décision optimale. Les investissements dans les technologies numériques sont parfois perçus comme coûteux et complexes, freinant leur adoption généralisée.

Une étude de KPMG révèle que les entreprises canadiennes accusent un retard par rapport aux États-Unis dans l’adoption de l’intelligence artificielle (IA). Cette situation suggère que les processus restent souvent fragmentés, ce qui entrave une visibilité complète et une prise de décision optimale.

L’impact de l’IA sur la chaîne logistique

L’introduction de l’IA dans la logistique promet une révolution en matière de prévision de la demande, d’optimisation des itinéraires et de gestion des stocks. Des entreprises ayant adopté l’IA ont démontré une capacité accrue à ajuster rapidement leurs stratégies, notamment en période de crise, minimisant ainsi les impacts négatifs.

Cependant, cette transformation n’est pas exempte de défis. L’IA nécessite une infrastructure technologique robuste et une formation adéquate du personnel, ce qui peut représenter un obstacle pour certaines organisations.

Enjeux et défis de l’intégration de l’IA

L’adoption de l’IA soulève des questions éthiques et de gouvernance des données. La dépendance accrue aux algorithmes peut entraîner une perte de contrôle humain sur les décisions critiques.

De plus, la protection des données sensibles devient une préoccupation majeure, nécessitant des mesures de cybersécurité renforcées.

Perspectives d’avenir

Pour maximiser les bénéfices de la digitalisation et de l’IA, les entreprises doivent adopter une approche holistique. Il est essentiel de développer une culture organisationnelle ouverte au changement, d’investir dans la formation continue des employés et de mettre en place des stratégies de gestion du changement efficaces.

people sitting at the table looking to another person standing in front of them

Le facteur de réussite

La collaboration entre les différents acteurs de la chaîne logistique est également cruciale pour assurer une intégration harmonieuse des nouvelles technologies.

Ce qu’on peut retenir

En 2024, la digitalisation de la chaîne logistique, renforcée par l’IA, offre des opportunités considérables pour améliorer l’efficacité opérationnelle et la résilience.

Néanmoins, une mise en œuvre réussie nécessite une stratégie bien définie, une formation adéquate et une gestion attentive des défis éthiques et technologiques. Beaucoup sont encore sceptiques par peur que ces technologies ne volent leurs emplois.

Les entreprises prêtes à relever ces défis seront mieux positionnées pour prospérer dans un environnement commercial de plus en plus complexe et interconnecté !

Sources

CIO Online. (2024). Étude : La digitalisation de la supply chain encore à la peine. https://www.cio-online.com/actualites/lire-etude-la-digitalisation-de-la-supply-chain-encore-a-la-peine-15627.html

The Conversation. (2020). Résilience de la supply chain : digitaliser n’est pas qu’une question de technologie. https://theconversation.com/resilience-de-la-supply-chain-digitaliser-nest-pas-quune-question-de-technologie-141735

KPMG. Étude (2023). U.S. outpacing Canada in business adoption of AI. Récupéré le 19 avril 2023, de KPMG Canada https://kpmg.com/ca/en/home/media/press-releases/2023/04/us-outpacing-canada-in-business-adoption-of-ai.html

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Formation et automatisation sur outils de prospection

Ventes, agroalimentaire, import-export

Définir et implanter un nouveau processus de vente et les outils de recherches et suivis pour des équipes de vente distribuées au Canada et aux États-Unis.

Technologies déployées

Apollo.io

Hubspot

Office 365

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