Comment pouvez-vous améliorer votre productivité de 20 minutes de travail chaque jour? (c’est plus d’une centaine d’heures par année ça!)
L’automatisation des tâches chronophages est cruciale pour libérer du temps dans le quotidien professionnel. Il existe des outils spécialisés comme Zapier, Make, Wrk, Automate.io et autres logiciels d’AI, mais il y en a aussi qui sont souvent nativement offerts dans les outils que vous utilisez tous les jours!
Un point clé à retenir est d’éviter de vous placer comme goulot d’étranglement dans les communications, particulièrement celles qui n’ont pas besoin de tant de personnalisation. Par exemple :
Automatisation des courriels : Configurez des emails automatiques, y compris des messages de bienvenue et des accusés de réception, optimisant ainsi la communication.
Notifications sur l’avancement des projets : Utilisez l’automatisation pour connecter les outils de gestion de projet aux messageries, permettant un suivi en temps réel.
Rappels sur un calendrier : Programmez des notifications automatiques pour les événements à venir, améliorant la gestion du temps.
Notifications d’actions partenaires : Recevez des notifications automatiques lorsqu’un partenaire réalise une action spécifique, renforçant la collaboration.
Relance des impayés : Automatisez les relances en cas d’impayés, réduisant ainsi les risques financiers.
Vous pourrez ainsi sauver de précieuses minutes et mettre le focus des tâches à plus grandes valeurs ajoutées.
Quel outil d’automatisation avez-vous découvert qui a changé votre quotidien?
Qu’est-ce qu’on en commun le vieux Pentium III à ma grand-mère et un Boeing 747?
Ils utilisent (encore) des disquettes pour transférer des données.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce chef-d’œuvre d’ingénierie industrielle qui permet de transporter des centaines de personnes utilise encore systématiquement des disquettes pour faire des mises à jour critiques concernant les changements de piste et aux aides à la navigation.
Bien sûr les nouveaux modèles n’utilisent plus cette technologie, mais cela met en évidence un concept intéressant sur le virage numérique et les coûts d’optimisation liés aux infrastructures lourdes. Il serait probablement très couteux pour un constructeur aérien de faire un “retro-fit” de technologie pour mettre à jour cette portion du système. D’autant plus que la méthode s’inscrit probablement dans un protocole de sécurité très rigoureux (”Don’t change what’s not broken”).
Les PME ont la chance, elles, d’être beaucoup plus agile. Les coûts de mise à jour et optimisation des systèmes et des processus sont très souvent largement moindres que les bénéfices que cela apporte.
Fun fact de fun fact : l’arsenal nucléaire américain n’est plus opéré par des disquettes depuis… 2019!
(”Disquette 1 de 13”, ça peut être long avant de décoller !)
L’incident de cybersécurité qui a touché Météomédia en septembre dernier illustre comment même les organisations a priori non-intéressantes pour des malfaiteurs peuvent être la proie de cyberattaques. Voici quelques points à considérer :
Conséquences inattendues : Les organisations, y compris celles qui fournissent des services de prévisions météorologiques, peuvent être victimes de cyberattaques. Même si ces organisations ne traitent pas directement des données financières ou sensibles, la perturbation de leurs services peut avoir un impact sur de nombreux utilisateurs. Dans le cas de Météomédia, la panne a affecté la capacité des Canadiens à accéder à des informations météorologiques cruciales.
Fournisseurs tiers : L’incident a été attribué à un « tiers prestataire de logiciels ». Cela met en lumière le fait que les organisations peuvent être vulnérables aux actions de leurs partenaires ou fournisseurs, même si elles prennent des mesures de sécurité adéquates en interne. Cela souligne l’importance de surveiller attentivement les relations avec les tiers et de s’assurer qu’ils respectent également des normes de cybersécurité élevées.
Impact sur la confiance : Météomédia a dû s’excuser pour les inconvénients causés par l’incident. Les perturbations des services, même temporaires, peuvent ébranler la confiance des clients et des utilisateurs. Cela montre que la réputation des entreprises peut être sérieusement affectée par les cyberattaques, même si elles ne semblent pas être des cibles de choix pour les criminels.
Il est important de noter que les PME du Québec sont souvent plus vulnérables que les grandes entreprises en raison de ressources limitées en matière de cybersécurité. Elles peuvent être des cibles plus faciles pour les malfaiteurs, car elles ont souvent moins de défenses en place. Les PME devraient donc être conscientes de leur vulnérabilité et prendre des mesures pour renforcer leur cybersécurité, car elles peuvent être des cibles attrayantes pour des cybercriminels opportunistes.
L’industrie du recyclage est confrontée à des défis majeurs, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des coûts croissants, selon un rapport du Wall Street Journal. Les taux de recyclage des déchets solides municipaux ont diminué, passant de près de 35 % en 2015 à environ 32 % en 2018. Pour surmonter ces obstacles, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond pour automatiser et améliorer le processus de tri.
L’utilisation de l’IA dans les centres de recyclage offre plusieurs avantages. Les robots pilotés par l’IA peuvent trier jusqu’à 80 morceaux de déchets recyclables par minute, surpassant la capacité humaine qui se situe entre 50 et 80 morceaux par minute. Les trieurs optiques, alimentés par des algorithmes d’IA améliorés, peuvent trier jusqu’à 1 000 morceaux par minute, accélérant considérablement le processus de tri.
C’est donc une excellente alternative pour améliorer l’efficacité du traitement, mais également pour combler le manque de personnel dans un type d’emploi hautement aliénant (est-ce que vous regarderiez défiler un convoyeur à toute vitesse devant vous huit heures par jour, chaque jour?). Cela permet également de diminuer la complexité du tri avec les multiples sortes de plastique et de déchets qui ne peuvent pas être recyclés. Un impact nettement positif pour l’environnement.
Des entreprises pionnières, telles qu’Eco-Cycle (voir article du WSJ), ont déjà intégré des robots dans leurs usines de tri à Denver au Colorado, constatant les avantages de cette technologie.
Les coûts initiaux pour l’achat de robots et de systèmes optiques sont toutefois encore très élevés, variant entre 150 000 et 300 000 dollars américains pour un seul robot et entre 1 et 2 millions de dollars pour les systèmes de tri optique. De plus, ces équipements nécessitent des mises à niveau et un entretien régulier.
Cette réalité est systématique et est le coût à payer pour l’innovation. Les “Early Adopters” tracent la voie et permettent aux produits prometteurs de se frayer un chemin jusqu’aux marchés de masse afin de réduire leurs coûts. Les exemples ne manquent pas : Tesla, l’ordinateur, le téléphone cellulaire, le stockage informatique, etc.
Plus près de nous, l’entreprise Vooban de Québec a développé une technologie de reconnaissance optique pour les convoyeurs de l’entreprise Patates Dolbec afin de trier les patates ne pouvant être consommées. Grâce à un système d’apprentissage profond (qu’ils ont entraînés avec plus de 25 000 patates!), ils ont réduit les pertes de 20% à 5%. Moins de patates à la poubelle et plus dans votre poutine!
Frito-Lay et d’autres producteurs de chips utilisent également depuis un bon moment ce genre de technologie, mais plus simple, dans le tri des croustilles sur les chaînes de production. Un laser optique analyse en temps réel individuellement chaque item pour détecter la présence de tache noire ou autre défaut et un jet d’air dirigé dévie celui-ci de sa trajectoire pour le retirer de la production. Le tout sans aucune intervention humaine.
L’intelligence artificielle offre des possibilités très intéressantes dans l’industrie manufacturière. Les dix prochaines années risquent d’être très intéressantes sur ce point.
“Les robots vont voler nos emplois!” – clairement ils peuvent prendre ceux-ci.