Vous conduisez votre véhicule électrique et partiellement autonome pour vous rendre à votre travail.
Sous son capot rutilant, votre assurance automobile à ajouter un équipement grossier.
Une boite noire.
À l’intérieur, un micro-ordinateur qui enregistre tous vos faits et gestes au volant.
Notamment :
les lieux que vous visitez ;
votre style de conduite ;
le type de route que vous emprunté ;
les distances que vous faites quotidiennement ;
vos heures de conduite, etc.
Votre assureur (américain) – c’est important pour la suite — vous rassure.
Non, ces données ne seront pas revendues.
Il veut seulement améliorer votre conduite et vous offrir de meilleures primes en cas d’accidents.
Cerise sur le gâteau : une intelligence artificielle embarquée analysera vos data en temps réel.
Seriez-vous prêt à accepter ce deal ?
Eh bien, retirez 2077 et remplacer le par 2023, et comme 17 % des automobilistes états-uniens, vous répondrez peut-être oui.
L’assurance télématique, ou assurance basée sur l’utilisation, est un type d’assurance qui vous facture selon votre responsabilité au volant.
Et même si elle est encore peu répandue ici au Québec et chez nos confrères européens, aux USA, elles font fureur.
D’ailleurs, les assureurs ne sont pas les seuls à surveiller les conducteurs de leurs flottes. Amazon le fait aussi, avec en prime l’ajout de caméras dans la cabine des chauffeurs.
Seulement… connaissant les particularités du droit des USA sur la protection des données – surtout comparé au droit Canadien -, seriez-vous prêt à partager votre intimité avec une société qui pourra les revendre à des data brokers ?
L’industrie du recyclage est confrontée à des défis majeurs, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des coûts croissants, selon un rapport du Wall Street Journal. Les taux de recyclage des déchets solides municipaux ont diminué, passant de près de 35 % en 2015 à environ 32 % en 2018. Pour surmonter ces obstacles, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond pour automatiser et améliorer le processus de tri.
L’utilisation de l’IA dans les centres de recyclage offre plusieurs avantages. Les robots pilotés par l’IA peuvent trier jusqu’à 80 morceaux de déchets recyclables par minute, surpassant la capacité humaine qui se situe entre 50 et 80 morceaux par minute. Les trieurs optiques, alimentés par des algorithmes d’IA améliorés, peuvent trier jusqu’à 1 000 morceaux par minute, accélérant considérablement le processus de tri.
C’est donc une excellente alternative pour améliorer l’efficacité du traitement, mais également pour combler le manque de personnel dans un type d’emploi hautement aliénant (est-ce que vous regarderiez défiler un convoyeur à toute vitesse devant vous huit heures par jour, chaque jour?). Cela permet également de diminuer la complexité du tri avec les multiples sortes de plastique et de déchets qui ne peuvent pas être recyclés. Un impact nettement positif pour l’environnement.
Des entreprises pionnières, telles qu’Eco-Cycle (voir article du WSJ), ont déjà intégré des robots dans leurs usines de tri à Denver au Colorado, constatant les avantages de cette technologie.
Les coûts initiaux pour l’achat de robots et de systèmes optiques sont toutefois encore très élevés, variant entre 150 000 et 300 000 dollars américains pour un seul robot et entre 1 et 2 millions de dollars pour les systèmes de tri optique. De plus, ces équipements nécessitent des mises à niveau et un entretien régulier.
Cette réalité est systématique et est le coût à payer pour l’innovation. Les “Early Adopters” tracent la voie et permettent aux produits prometteurs de se frayer un chemin jusqu’aux marchés de masse afin de réduire leurs coûts. Les exemples ne manquent pas : Tesla, l’ordinateur, le téléphone cellulaire, le stockage informatique, etc.
Plus près de nous, l’entreprise Vooban de Québec a développé une technologie de reconnaissance optique pour les convoyeurs de l’entreprise Patates Dolbec afin de trier les patates ne pouvant être consommées. Grâce à un système d’apprentissage profond (qu’ils ont entraînés avec plus de 25 000 patates!), ils ont réduit les pertes de 20% à 5%. Moins de patates à la poubelle et plus dans votre poutine!
Frito-Lay et d’autres producteurs de chips utilisent également depuis un bon moment ce genre de technologie, mais plus simple, dans le tri des croustilles sur les chaînes de production. Un laser optique analyse en temps réel individuellement chaque item pour détecter la présence de tache noire ou autre défaut et un jet d’air dirigé dévie celui-ci de sa trajectoire pour le retirer de la production. Le tout sans aucune intervention humaine.
L’intelligence artificielle offre des possibilités très intéressantes dans l’industrie manufacturière. Les dix prochaines années risquent d’être très intéressantes sur ce point.
“Les robots vont voler nos emplois!” – clairement ils peuvent prendre ceux-ci.
Réussir sa transformation numérique : l’humain au cœur de la gestion du changement
La gestion du changement est souvent présentée comme un élément incontournable pour garantir le succès des projets, en particulier dans un contexte de transformation numérique.
Cependant, il est essentiel d’examiner cette affirmation de manière critique. Bien que la gestion du changement puisse offrir des avantages indéniables, elle n’est pas une panacée et peut parfois être mal interprétée ou mal appliquée, entraînant des résultats mitigés.
Une approche souvent trop simpliste
L’importance d’une communication claire, de l’implication des parties prenantes et de la formation peut être vu comme assez simpliste, cependant c’est souvent ces facteurs qui font la différence !
Cependant, cette approche peut sembler simpliste face à la complexité des dynamiques organisationnelles. La réalité est que chaque organisation est unique, avec ses propres cultures, structures et défis. Une méthode standardisée de gestion du changement peut ne pas tenir compte des spécificités de chaque contexte, ce qui peut conduire à des échecs.
Par exemple la migration d’une documentation papier à une solution numérique tel qu’un outil ERP, est bien plus qu’une simple mise à jour technologique : c’est une transformation profonde qui touche les processus, les habitudes et même la culture d’entreprise.
Découvrez comment d’autres entreprises ont réussi leur transition numérique et transformé leurs processus.
La résistance au changement : un phénomène sous-estimé
La résistance au changement est souvent évoquée comme un obstacle majeur, mais il est crucial de comprendre ses racines.
Les employés ne s’opposent pas toujours au changement par simple réticence ; souvent, ils expriment des préoccupations légitimes concernant la sécurité de leur emploi, la charge de travail accrue ou l’impact sur leur quotidien.
Ignorer ces préoccupations en se concentrant uniquement sur la communication et la formation peut aggraver la situation. Une approche plus nuancée, qui prend en compte les émotions et les motivations des employés, est nécessaire.
La formation : un remède parfois inadapté
La formation est souvent considérée comme une solution miracle pour préparer les employés aux nouvelles exigences. Cependant, il est essentiel de reconnaître que la formation seule ne suffit pas. Les employés peuvent acquérir de nouvelles compétences, mais cela ne garantit pas qu’ils seront motivés à les appliquer dans un environnement qui peut sembler hostile ou incertain.
De plus, la formation peut être perçue comme une charge supplémentaire, surtout si elle n’est pas alignée sur les besoins réels des employés.
Évaluation et ajustement : un processus négligé
Enfin, l’évaluation et l’ajustement des stratégies de gestion du changement sont souvent négligés. Les entreprises peuvent se concentrer sur la mise en œuvre initiale du changement sans prendre le temps d’analyser les résultats à long terme.
Cela peut conduire à des ajustements tardifs, voire à des échecs complets. Une culture d’apprentissage continu est essentielle pour s’assurer que les leçons tirées des expériences passées sont intégrées dans les futurs projets de changement.
La gestion du changement est sans aucun doute un élément important dans la réussite des projets, mais elle ne doit pas être considérée comme une solution universelle. Une approche critique et nuancée est nécessaire pour comprendre les défis et les opportunités qu’elle présente. En reconnaissant la complexité des dynamiques organisationnelles et en adoptant une perspective plus holistique, les entreprises peuvent mieux naviguer dans le paysage du changement et maximiser leurs chances de succès.
Les drones sont de plus en plus présents dans une foule d’applications commerciales. C’est le cas de drone Deer Recovery, une entreprise de l’Ohio aux États-Unis qui propose un service de récupération de cerfs à l’aide de drones thermiques.
Le service s’adresse aux chasseurs qui blessent mortellement leur proie qui s’enfuit dans la forêt après l’impact ou bien ceux qui sont simplement incapables de retrouver la carcasse lorsqu’ils tentent de retrouver celle-ci.
Grâce au réseau d’opérateurs de drone qui sont partenaires de l’entreprise, les clients peuvent requérir les services de ceux-ci via une carte interactive. Le pilote arrive sur les lieux avec tous les équipements requis et “pars à la chasse”… une 2e fois.
Avec une caméra thermique articulée munie d’un zoom 200x qui est embarquée sur un appareil de haute qualité, il est possible pour l’opérateur de repérer rapidement des carcasses dans la forêt jusqu’à une altitude de 400 pieds. Le tout sans perturber la faune locale.
L’entreprise profite également des possibilités offertes par leurs drones avec d’autres services complémentaires comme l’épandage de produits chimiques sur les champs agricoles, la récupération d’animaux de compagnie, l’évaluation des troupeaux de cerf sur une zone et la récupération physique de carcasse.
Ce dernier service est particulièrement impressionnant. Non seulement après avoir tué, le chasseur peut faire appel au service de repérage, mais également faire aéroporter celle-ci à son véhicule ou même directement chez le boucher! Un bel exemple de “couper l’intermédiaire” dans une chaîne logistique.