Partenariats public-privé dans la transformation numérique

La transformation numérique est devenue un impératif stratégique pour les gouvernements et les entreprises à travers le monde. Au Canada, les partenariats public-privé (PPP) jouent un rôle crucial dans cette transition en unissant les ressources et l’expertise du secteur privé avec les objectifs stratégiques du secteur public.

L’importance des PPP dans la transformation numérique en 2024

Les PPP permettent au secteur public d’accéder à des compétences spécialisées, des technologies de pointe et des pratiques innovantes que seul le secteur privé peut offrir.

Ces partenariats sont particulièrement cruciaux dans des domaines tels que l’infrastructure numérique, la cybersécurité, et l’intelligence artificielle (IA), où les investissements en capital humain et financier sont significatifs.

Selon Statistique Canada, les investissements dans les technologies de l’information et des communications (TIC) ont atteint 75,3 milliards de dollars en 2023, marquant une augmentation de 7 % par rapport à l’année précédente. Une partie substantielle de ces investissements a été réalisée dans le cadre de PPP, démontrant la confiance accrue du gouvernement dans ces collaborations.

Quelques exemples de partenariats réussis

Un exemple notable de PPP en transformation numérique est le projet d’infrastructure en nuage pour le gouvernement fédéral. Ce partenariat avec plusieurs grandes entreprises technologiques canadiennes vise à moderniser les infrastructures informatiques du gouvernement pour offrir des services plus efficaces et sécurisés aux citoyens.

Un autre exemple est l’initiative « Smart Cities », où des villes comme Toronto et Montréal collaborent avec des entreprises technologiques pour déployer des solutions de ville intelligente, améliorant ainsi la qualité de vie des citoyens grâce à la technologie.

Quand est-on des tendances actuelles et perspectives d’avenir ?

Les tendances actuelles montrent une augmentation des PPP dans les domaines de la cybersécurité et de la santé numérique, stimulée par des facteurs tels que la pandémie de COVID-19 et les menaces croissantes en matière de sécurité informatique.

De plus, les PPP sont de plus en plus utilisés pour répondre aux besoins de connectivité dans les régions rurales et éloignées du Canada, une priorité pour le gouvernement fédéral.

En 2023, le gouvernement du Canada a alloué 2,75 milliards de dollars pour des projets de connectivité rurale, dont une grande partie est mise en œuvre via des PPP. Cela reflète la stratégie à long terme du gouvernement pour réduire la fracture numérique et garantir un accès équitable à la technologie.

Que devons-nous en retenir?

Les partenariats public-privé sont un moteur essentiel de la transformation numérique au Canada. Ils permettent de combler les lacunes en ressources et en expertise, tout en accélérant la mise en œuvre de solutions numériques à grande échelle. Alors que le Canada continue de se positionner comme un leader dans l’économie numérique mondiale, les PPP resteront une stratégie clé pour atteindre ces objectifs ambitieux.

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La personne la moins importante

En tant qu’entrepreneurs d’une PME, nous sommes souvent appelés à porter mille et un chapeaux pour naviguer dans les eaux troubles du monde des affaires.

Il est donc très important de s’entourer de personnes meilleures que nous dans une tâche spécifique pour permettre à l’entreprise de progresser.

Il y a toutefois un revers à la médaille à embaucher des personnes hautement qualifiées, souvent considérées comme des « régleurs de problèmes ». Ces individus, souvent clés dans de nombreuses entreprises, peuvent créer le problème de « menottes dorées » si l’entreprise devient dépendante d’eux. La clé pour surmonter ce défi réside dans la création de systèmes efficaces, permettant à une équipe qualifiée de produire des résultats extraordinaires, mais surtout prévisibles.

La question pour vous, entrepreneur, est : « comment mon organisation peut livrer systématiquement de la qualité et de la valeur à mes clients? », plutôt que de lier cela à la personne qui s’en occupe ce jour-là. L’objectif est de rendre l’entreprise dépendante des systèmes plutôt que des individus.

Cette réalité devient encore plus présente lorsque l’entreprise passe du stade de startup (où sa valeur ajoutée est beaucoup dans les « unscalable little things » qui la différencie des grosses entreprises, tel qu’amené par Paul Graham), à une entreprise en croissance (où elle doit standardiser ses opérations pour générer des économies d’échelle et de l’efficacité).

Il est donc vital de construire une entreprise sur des systèmes plutôt que sur des personnes « à louer » (des employés qui donnent leur temps en échange d’une rémunération). Les systèmes peuvent être possédés, dupliqués, clonés, accélérés ou ralentis, offrant une prévisibilité que les personnes ne peuvent pas toujours garantir. Cependant les personnes sont cruciales pour donner vie aux systèmes. Ils sont, encore pour le moment, en symbiose d’une certaine façon.

Attention à ne pas tomber dans l’illusion des méthodes. Les listes de contrôle, des manuels d’employé et des courtes vidéos « Loom », ne sont pas des processus ou des systèmes complets. L’absence de détails dans ces méthodes peut laisser place à des suppositions et à des interprétations, conduisant souvent à des incohérences massives et à des inefficacités au sein de l’équipe. On ne peut pas tout couvrir avec ses médiums et l’écart est comblé par les individus.

Au risque de me faire lancer des pierres, les grandes entreprises ne sont pas construites par des personnes extraordinaires, mais par des individus ordinaires accomplissant des choses extraordinaires grâce à des systèmes bien conçus. Les systèmes permettent de compenser les disparités naturelles entre les compétences, les expériences et les besoins d’une entreprise.

Le propriétaire typique d’une entreprise peut préférer des individus hautement qualifiés, pensant que cela rendra son travail plus facile. Cependant cette approche peut être imprévisible, dépendant du temps libre dont disposent ces individus exceptionnels pour compenser les membres moins idéaux de l’équipe. Cela conduit souvent l’entreprise à dépendre de l’énergie, des humeurs et de la mémoire de l’équipe.

Prendre conscience de ce paradigme est une première étape en tant qu’entrepreneur pour développer une entreprise dans laquelle il peut passer d’un « opérateur » à un « propriétaire ». La capacité à systématiser pour assurer une croissance durable de l’entreprise pour lui permettre de travailler sur son entreprise plutôt que dedans.

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Et si l’intelligence artificielle surpassait les humains?

L’IA surpasse déjà les humains?

L’intelligence artificielle (IA) suscite depuis longtemps fascination et interrogations quant à sa capacité à égaler, voire surpasser, l’intellect humain. Une approche innovante pour évaluer cette progression consiste à mesurer les « heures de pensée » (thought-hours), c’est-à-dire la quantité de travail cognitif produit par l’IA par rapport aux humains.

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Définir les « heures de pensée »

L’idée est simple mais puissante : tout comme la « puissance cheval » a permis de standardiser la comparaison entre différentes machines au début de la révolution industrielle, les heures de pensée offrent une base commune pour évaluer la productivité intellectuelle.

1h pensée = 10 000 tokens par une IA, chaque token représentant un élément de langage ou une unité textuelle.

Cette métrique permet de comparer la production cognitive humaine à celle des modèles linguistiques de grande envergure (LLM).

Capacité cognitive humaine vs. IA

En se basant sur une estimation d’un milliard de travailleurs du savoir à l’échelle mondiale, chacun contribuant à environ 1 900 heures de pensée par an, la production cognitive humaine totale atteint environ 1,9 milliard d’heures de pensée annuellement.

En comparaison, avec une capacité mondiale estimée à 500 000 unités GPU H100 dédiées à l’inférence, l’IA génère environ 85 milliards d’heures de pensée par an.

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Serons-nous égaler?

Bien que cette production soit actuellement inférieure à celle des humains, le taux de croissance annuel composé (CAGR) de 36 %pour la capacité GPU suggère que l’IA pourrait égaler, voire dépasser, la production cognitive humaine dans les prochaines années.

Quelles implications pour l’avenir ?

Cette projection soulève des questions cruciales sur l’intégration de l’IA dans la société. À mesure que l’IA augmente sa capacité cognitive, il est essentiel de réfléchir à son rôle complémentaire par rapport à l’intelligence humaine, aux opportunités qu’elle offre et aux défis qu’elle pose.

Une compréhension approfondie et une préparation stratégique sont indispensables pour naviguer dans cette évolution technologique.

Sources

Gilmore, David V. « Outthinking AI: Measuring Thought-Hours. » Accessed January 13, 2025. https://davidvgilmore.com/writings/outthinking-ai.

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Services publics

Assister une équipe tactique dans l’implantation d’une gestion de portefeuille pour leur organisation.

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