La personne la moins importante

En tant qu’entrepreneurs d’une PME, nous sommes souvent appelés à porter mille et un chapeaux pour naviguer dans les eaux troubles du monde des affaires.

Il est donc très important de s’entourer de personnes meilleures que nous dans une tâche spécifique pour permettre à l’entreprise de progresser.

Il y a toutefois un revers à la médaille à embaucher des personnes hautement qualifiées, souvent considérées comme des “régleurs de problèmes”. Ces individus, souvent clés dans de nombreuses entreprises, peuvent créer le problème de “menottes dorées” si l’entreprise devient dépendante d’eux. La clé pour surmonter ce défi réside dans la création de systèmes efficaces, permettant à une équipe qualifiée de produire des résultats extraordinaires, mais surtout prévisibles.

La question pour vous, entrepreneur, est : “comment mon organisation peut livrer systématiquement de la qualité et de la valeur à mes clients?”, plutôt que de lier cela à la personne qui s’en occupe ce jour-là. L’objectif est de rendre l’entreprise dépendante des systèmes plutôt que des individus.

Cette réalité devient encore plus présente lorsque l’entreprise passe du stade de startup (où sa valeur ajoutée est beaucoup dans les “unscalable little things” qui la différencie des grosses entreprises, tel qu’amené par Paul Graham), à une entreprise en croissance (où elle doit standardiser ses opérations pour générer des économies d’échelle et de l’efficacité).

Il est donc vital de construire une entreprise sur des systèmes plutôt que sur des personnes “à louer” (des employés qui donnent leur temps en échange d’une rémunération). Les systèmes peuvent être possédés, dupliqués, clonés, accélérés ou ralentis, offrant une prévisibilité que les personnes ne peuvent pas toujours garantir. Cependant les personnes sont cruciales pour donner vie aux systèmes. Ils sont, encore pour le moment, en symbiose d’une certaine façon.

Attention à ne pas tomber dans l’illusion des méthodes. Les listes de contrôle, des manuels d’employé et des courtes vidéos “Loom”, ne sont pas des processus ou des systèmes complets. L’absence de détails dans ces méthodes peut laisser place à des suppositions et à des interprétations, conduisant souvent à des incohérences massives et à des inefficacités au sein de l’équipe. On ne peut pas tout couvrir avec ses médiums et l’écart est comblé par les individus.

Au risque de me faire lancer des pierres, les grandes entreprises ne sont pas construites par des personnes extraordinaires, mais par des individus ordinaires accomplissant des choses extraordinaires grâce à des systèmes bien conçus. Les systèmes permettent de compenser les disparités naturelles entre les compétences, les expériences et les besoins d’une entreprise.

Le propriétaire typique d’une entreprise peut préférer des individus hautement qualifiés, pensant que cela rendra son travail plus facile. Cependant cette approche peut être imprévisible, dépendant du temps libre dont disposent ces individus exceptionnels pour compenser les membres moins idéaux de l’équipe. Cela conduit souvent l’entreprise à dépendre de l’énergie, des humeurs et de la mémoire de l’équipe.

Prendre conscience de ce paradigme est une première étape en tant qu’entrepreneur pour développer une entreprise dans laquelle il peut passer d’un “opérateur” à un “propriétaire”. La capacité à systématiser pour assurer une croissance durable de l’entreprise pour lui permettre de travailler sur son entreprise plutôt que dedans.

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La gestion du changement : clé de la réussite des projets

Réussir sa transformation numérique : l’humain au cœur de la gestion du changement

La gestion du changement est souvent présentée comme un élément incontournable pour garantir le succès des projets, en particulier dans un contexte de transformation numérique.

Cependant, il est essentiel d’examiner cette affirmation de manière critique. Bien que la gestion du changement puisse offrir des avantages indéniables, elle n’est pas une panacée et peut parfois être mal interprétée ou mal appliquée, entraînant des résultats mitigés.

Une approche souvent trop simpliste

L’importance d’une communication claire, de l’implication des parties prenantes et de la formation peut être vu comme assez simpliste, cependant c’est souvent ces facteurs qui font la différence !

Cependant, cette approche peut sembler simpliste face à la complexité des dynamiques organisationnelles. La réalité est que chaque organisation est unique, avec ses propres cultures, structures et défis. Une méthode standardisée de gestion du changement peut ne pas tenir compte des spécificités de chaque contexte, ce qui peut conduire à des échecs.

Par exemple la migration d’une documentation papier à une solution numérique tel qu’un outil ERP, est bien plus qu’une simple mise à jour technologique : c’est une transformation profonde qui touche les processus, les habitudes et même la culture d’entreprise.

Découvrez comment d’autres entreprises ont réussi leur transition numérique et transformé leurs processus.

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La résistance au changement : un phénomène sous-estimé

La résistance au changement est souvent évoquée comme un obstacle majeur, mais il est crucial de comprendre ses racines.

Les employés ne s’opposent pas toujours au changement par simple réticence ; souvent, ils expriment des préoccupations légitimes concernant la sécurité de leur emploi, la charge de travail accrue ou l’impact sur leur quotidien.

Ignorer ces préoccupations en se concentrant uniquement sur la communication et la formation peut aggraver la situation. Une approche plus nuancée, qui prend en compte les émotions et les motivations des employés, est nécessaire.

La formation : un remède parfois inadapté

La formation est souvent considérée comme une solution miracle pour préparer les employés aux nouvelles exigences. Cependant, il est essentiel de reconnaître que la formation seule ne suffit pas. Les employés peuvent acquérir de nouvelles compétences, mais cela ne garantit pas qu’ils seront motivés à les appliquer dans un environnement qui peut sembler hostile ou incertain.

De plus, la formation peut être perçue comme une charge supplémentaire, surtout si elle n’est pas alignée sur les besoins réels des employés.

Évaluation et ajustement : un processus négligé

Enfin, l’évaluation et l’ajustement des stratégies de gestion du changement sont souvent négligés. Les entreprises peuvent se concentrer sur la mise en œuvre initiale du changement sans prendre le temps d’analyser les résultats à long terme.

Cela peut conduire à des ajustements tardifs, voire à des échecs complets. Une culture d’apprentissage continu est essentielle pour s’assurer que les leçons tirées des expériences passées sont intégrées dans les futurs projets de changement.

La gestion du changement est sans aucun doute un élément important dans la réussite des projets, mais elle ne doit pas être considérée comme une solution universelle. Une approche critique et nuancée est nécessaire pour comprendre les défis et les opportunités qu’elle présente. En reconnaissant la complexité des dynamiques organisationnelles et en adoptant une perspective plus holistique, les entreprises peuvent mieux naviguer dans le paysage du changement et maximiser leurs chances de succès.

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L’intelligence artificielle au secours du recyclage (vidéos)

L’industrie du recyclage est confrontée à des défis majeurs, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des coûts croissants, selon un rapport du Wall Street Journal. Les taux de recyclage des déchets solides municipaux ont diminué, passant de près de 35 % en 2015 à environ 32 % en 2018. Pour surmonter ces obstacles, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond pour automatiser et améliorer le processus de tri.

L’utilisation de l’IA dans les centres de recyclage offre plusieurs avantages. Les robots pilotés par l’IA peuvent trier jusqu’à 80 morceaux de déchets recyclables par minute, surpassant la capacité humaine qui se situe entre 50 et 80 morceaux par minute. Les trieurs optiques, alimentés par des algorithmes d’IA améliorés, peuvent trier jusqu’à 1 000 morceaux par minute, accélérant considérablement le processus de tri.

C’est donc une excellente alternative pour améliorer l’efficacité du traitement, mais également pour combler le manque de personnel dans un type d’emploi hautement aliénant (est-ce que vous regarderiez défiler un convoyeur à toute vitesse devant vous huit heures par jour, chaque jour?). Cela permet également de diminuer la complexité du tri avec les multiples sortes de plastique et de déchets qui ne peuvent pas être recyclés. Un impact nettement positif pour l’environnement.

Des entreprises pionnières, telles qu’Eco-Cycle (voir article du WSJ), ont déjà intégré des robots dans leurs usines de tri à Denver au Colorado, constatant les avantages de cette technologie.

Les coûts initiaux pour l’achat de robots et de systèmes optiques sont toutefois encore très élevés, variant entre 150 000 et 300 000 dollars américains pour un seul robot et entre 1 et 2 millions de dollars pour les systèmes de tri optique. De plus, ces équipements nécessitent des mises à niveau et un entretien régulier.

Cette réalité est systématique et est le coût à payer pour l’innovation. Les “Early Adopters” tracent la voie et permettent aux produits prometteurs de se frayer un chemin jusqu’aux marchés de masse afin de réduire leurs coûts. Les exemples ne manquent pas : Tesla, l’ordinateur, le téléphone cellulaire, le stockage informatique, etc.

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The Technology Adoption Curve. © Craig Chelius CC-BY 3.0

Plus près de nous, l’entreprise Vooban de Québec a développé une technologie de reconnaissance optique pour les convoyeurs de l’entreprise Patates Dolbec afin de trier les patates ne pouvant être consommées. Grâce à un système d’apprentissage profond (qu’ils ont entraînés avec plus de 25 000 patates!), ils ont réduit les pertes de 20% à 5%. Moins de patates à la poubelle et plus dans votre poutine!

Source : Youtube Vooban

Frito-Lay et d’autres producteurs de chips utilisent également depuis un bon moment ce genre de technologie, mais plus simple, dans le tri des croustilles sur les chaînes de production. Un laser optique analyse en temps réel individuellement chaque item pour détecter la présence de tache noire ou autre défaut et un jet d’air dirigé dévie celui-ci de sa trajectoire pour le retirer de la production. Le tout sans aucune intervention humaine.

Source : Youtube Tomra

L’intelligence artificielle offre des possibilités très intéressantes dans l’industrie manufacturière. Les dix prochaines années risquent d’être très intéressantes sur ce point.

“Les robots vont voler nos emplois!” – clairement ils peuvent prendre ceux-ci.

Source : https://www.wsj.com/tech/ai/can-ai-rescue-recycling-0ee08801

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L’IA : atout et défi pour la cybersécurité au Canada en 2025

L’intelligence artificielle (IA) transforme radicalement la cybersécurité, offrant des outils puissants pour détecter et prévenir les attaques, tout en introduisant de nouveaux risques. En 2025, le Canada, avec son écosystème technologique avancé, se trouve à la croisee des opportunités et des menaces.

L’IA comme atout en cybersécurité

  1. Détection prédictive et réaction rapide : l’IA permet d’analyser des volumes massifs de données en temps réel, détectant des modèles anormaux avant que les cyberattaques ne se produisent.
  2. Automatisation des processus : les systèmes alimentés par l’IA renforcent la réponse aux incidents en automatisant la gestion des menaces, ce qui réduit le temps de réponse et la charge pour les équipes de cybersécurité.
  3. Renforcement des systèmes de protection : les outils d’IA peuvent anticiper les attaques complexes, comme celles sur la chaîne d’approvisionnement, en identifiant les vulnérabilités exploitées par les hackers.

Les défis posés par l’IA

  1. Cybercriminalité amplifiée par l’IA : les cybercriminels utilisent également l’IA pour générer des attaques hyper ciblées, comme des emails de phishing quasi indétectables ou des deepfakes crédibles.
  2. Coûts de mise en œuvre : intégrer des solutions basées sur l’IA nécessite des investissements significatifs en infrastructure et en formation des équipes.
  3. Risque d’algorithmes biaisés : les modèles d’IA peuvent contenir des biais ou des failles exploitables par les cybercriminels, compromettant ainsi leur fiabilité.

En 2025, l’IA redéfinit le paysage de la cybersécurité au Canada, apportant des solutions innovantes tout en introduisant de nouveaux défis.

Seule une approche proactive et stratégique permettra de tirer parti de ces avancées tout en protégeant efficacement les citoyens et les infrastructures.

Sources :

IT Pro. (2025). Prédictions 2025 : Voici comment l’intelligence artificielle va redéfinir la sécurité de 3 façons. https://www.itpro.fr/predictions-2025-voici-comment-lintelligence-artificielle-va-redefinir-la-securite-de-3-facons/?utm_

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