Industrie manufacturière
Définition et mise en place d’automatismes liés au CRM et à la gestion des prospects.
Technologies déployées




Industrie manufacturière
Définition et mise en place d’automatismes liés au CRM et à la gestion des prospects.
Technologies déployées




L’industrie du recyclage est confrontée à des défis majeurs, notamment une pénurie de main-d’œuvre et des coûts croissants, selon un rapport du Wall Street Journal. Les taux de recyclage des déchets solides municipaux ont diminué, passant de près de 35 % en 2015 à environ 32 % en 2018. Pour surmonter ces obstacles, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’intelligence artificielle (IA) et l’apprentissage profond pour automatiser et améliorer le processus de tri.
L’utilisation de l’IA dans les centres de recyclage offre plusieurs avantages. Les robots pilotés par l’IA peuvent trier jusqu’à 80 morceaux de déchets recyclables par minute, surpassant la capacité humaine qui se situe entre 50 et 80 morceaux par minute. Les trieurs optiques, alimentés par des algorithmes d’IA améliorés, peuvent trier jusqu’à 1 000 morceaux par minute, accélérant considérablement le processus de tri.
C’est donc une excellente alternative pour améliorer l’efficacité du traitement, mais également pour combler le manque de personnel dans un type d’emploi hautement aliénant (est-ce que vous regarderiez défiler un convoyeur à toute vitesse devant vous huit heures par jour, chaque jour?). Cela permet également de diminuer la complexité du tri avec les multiples sortes de plastique et de déchets qui ne peuvent pas être recyclés. Un impact nettement positif pour l’environnement.
Des entreprises pionnières, telles qu’Eco-Cycle (voir article du WSJ), ont déjà intégré des robots dans leurs usines de tri à Denver au Colorado, constatant les avantages de cette technologie.
Les coûts initiaux pour l’achat de robots et de systèmes optiques sont toutefois encore très élevés, variant entre 150 000 et 300 000 dollars américains pour un seul robot et entre 1 et 2 millions de dollars pour les systèmes de tri optique. De plus, ces équipements nécessitent des mises à niveau et un entretien régulier.
Cette réalité est systématique et est le coût à payer pour l’innovation. Les “Early Adopters” tracent la voie et permettent aux produits prometteurs de se frayer un chemin jusqu’aux marchés de masse afin de réduire leurs coûts. Les exemples ne manquent pas : Tesla, l’ordinateur, le téléphone cellulaire, le stockage informatique, etc.

The Technology Adoption Curve. © Craig Chelius CC-BY 3.0
Plus près de nous, l’entreprise Vooban de Québec a développé une technologie de reconnaissance optique pour les convoyeurs de l’entreprise Patates Dolbec afin de trier les patates ne pouvant être consommées. Grâce à un système d’apprentissage profond (qu’ils ont entraînés avec plus de 25 000 patates!), ils ont réduit les pertes de 20% à 5%. Moins de patates à la poubelle et plus dans votre poutine!
Source : Youtube Vooban
Frito-Lay et d’autres producteurs de chips utilisent également depuis un bon moment ce genre de technologie, mais plus simple, dans le tri des croustilles sur les chaînes de production. Un laser optique analyse en temps réel individuellement chaque item pour détecter la présence de tache noire ou autre défaut et un jet d’air dirigé dévie celui-ci de sa trajectoire pour le retirer de la production. Le tout sans aucune intervention humaine.
Source : Youtube Tomra
L’intelligence artificielle offre des possibilités très intéressantes dans l’industrie manufacturière. Les dix prochaines années risquent d’être très intéressantes sur ce point.
“Les robots vont voler nos emplois!” – clairement ils peuvent prendre ceux-ci.
Source : https://www.wsj.com/tech/ai/can-ai-rescue-recycling-0ee08801
Partage socialUn article du journal Les Affaires a récemment attiré mon attention. Dans le cadre de mon travail avec MGP Conseils, j’assiste des PME avec des besoins technologiques stratégiques, mais quand même majoritairement opérationnels. La maîtrise du “terrain” est importante, mais il est bon parfois de prendre un peu d’altitude pour avoir une vue macro sur le sujet. Cet article est très intéressant à cet effet.
Les cyberattaques contribuent de plus en plus à la montée des conflits mondiaux comme moyen de guerre sans déclaration formelle. Le caractère intangible et souvent caché rend difficile les interceptions et les recours vers les fautifs.
Plusieurs pays, dont le Canada, renforcent leurs capacités de cyberdéfense, tandis que les objectifs des cyberopérations varient, englobant l’espionnage, l’économie, le sabotage et le financement. Le contexte entraîne des changements législatifs, comme les certificationspour les fournisseurs de services travaillant avec des gouvernements (ISACA, CerNexus, CWNP, etc.), et des lois sur la protection des cybersystèmes essentiels.
Sur le plan technologique, l’évolution de l’intelligence artificielle et son utilisation potentielle par les criminels, change complètement le paysage. La puissance, la rapidité et la portée des attaques sont multipliées exponentiellement et elles fragilisent des systèmes qu’on croyait solides telles que la blockchain et les cryptages de haut niveau.
En termes de tendances, l’article met en avant quatre points clés :
Tendance 1 – Les techniques de cyberguerre
Les cyberattaques deviennent accessibles aux criminels locaux, comme illustré par l’histoire de NotPetya. La cyberassurance va donc passer d’une dépense secondaire à une dépense essentielle pour les entreprises.
Tendance 2 – Cybercrime « as a service »
Le cybercrime devient un processus de chaîne, impliquant divers rôles, permettant aux amateurs de participer à des attaques complexes, compliquant ainsi les poursuites judiciaires. Une forme de démocratisation des cyberattaques où, selon l’expression anglaise “honor among thieves”, il existe une certaine déontologie. Comme le montre l’attaque par rançongiciel d’un hôpital pour enfant en décembre 2022 où LockBit, le franchiseur des attaquants, a immédiatement remis les clés de décryptage à l’institution et banni leur partenaire, car cela enfreignait leurs règles.
Tendance 3 – Cryptage, extorsion et législation
Les criminels menacent de publier des données plutôt que de simplement les chiffrer, incitant les entreprises à être vigilantes et à ne pas céder aux propositions d’ententes à l’amiable. On voit trop souvent dans les films d’action le policier qui accepte de poser son arme devant un malfaiteur et son otage. Dans la réalité, jamais cela ne se produit, car vous devenez vous-mêmes vulnérables et perdez votre levier dans la situation. En tant que PME, il faut donc être préparé à ce genre d’événement et avoir des contingences en cas d’attaques, car une très grande partie des victimes ne reçoivent jamais leurs données après avoir payé la rançon…
Tendance 4 – La protection de la vie privée, un différentiateur important
La sensibilisation à la vie privée augmente, avec une demande croissante de transparence quant à l’utilisation des données. Les entreprises non transparentes risquent des sanctions et des actions collectives. La loi 25 qui arrive à sa dernière échéance en septembre 2024 et le plus sévère Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne en sont de bons exemples. Je vois malheureusement beaucoup d’entreprises qui font encore l’autruche malgré les nombreuses ressources…
Tendance 5 – Tout le monde vend de la cybersécurité
En raison du risque généralisé de cyberattaques, la cybersécurité devient essentielle pour toutes les entreprises, conduisant à une prolifération d’offres; il faut être vigilant dans le choix des partenaires de cybersécurité.
L’ensemble de ces tendances reflète un paysage complexe où la sécurité numérique, les implications légales et la protection de la vie privée deviennent des préoccupations cruciales pour les individus et les entreprises. Le gouvernement a sa part du gâteau dans tout ça, mais les PME également. Elles doivent prendre des mesures concrètes et rester un minimum à l’affût des changements géopolitiques qui pourraient l’impacter.
Comment ces tendances pourraient-elles influencer les politiques gouvernementales en matière de cybersécurité?
Partage socialL’intelligence artificielle (IA) devient un outil incontournable pour les petites entreprises cherchant à optimiser leurs opérations. En 2023, l’IA se révèle accessible et efficace pour améliorer la productivité et la compétitivité des PME.
Explorons comment l’IA répond aux besoins spécifiques de ces entreprises.
L’IA permet d’automatiser des tâches répétitives, libérant ainsi du temps pour des activités à plus forte valeur ajoutée. En 2023, 72% des PME utilisent des outils d’automatisation pour la gestion des emails, la facturation, et d’autres tâches administratives. Les chatbots, par exemple, peuvent gérer jusqu’à 80% des requêtes client sans intervention humaine, réduisant ainsi les coûts de service de 30%.
Les chatbots, par exemple, peuvent gérer jusqu’à 80% des requêtes client sans intervention humaine, réduisant ainsi les coûts de service de 30%.
Les outils d’IA transforment les données en informations exploitables, aidant les PME à mieux comprendre leurs clients et à optimiser leurs stratégies. Les entreprises utilisant l’IA pour l’analyse des données ont vu leurs ventes augmenter de 10 à 15%, selon McKinsey.

Grâce à une meilleure compréhension des comportements des consommateurs, à l’optimisation des prix, et à la personnalisation des offres que l’IA peut offrir.
En exploitant des modèles prédictifs, elles parviennent à anticiper les besoins du marché, à réduire les coûts opérationnels.
L’IA permet aux PME de personnaliser l’expérience client, augmentant ainsi la satisfaction et la fidélisation. En 2023, 80% des consommateurs préfèrent faire affaire avec des entreprises qui offrent une expérience personnalisée, ce qui se traduit par une augmentation des ventes.
L’IA aide à optimiser la gestion des stocks, réduisant les coûts de 20 à 50%, selon une étude d’Accenture. En optimisant les ressources, les PME peuvent augmenter leur rentabilité et se préparer à la croissance.
L’IA offre aux petites entreprises des outils puissants pour automatiser, analyser et optimiser. Adopter l’IA, c’est se donner les moyens de rester compétitif dans un marché en constante évolution. Pour les PME, l’IA n’est plus une option, mais une nécessité.
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