Comment sécuriser vos projets en affaire?

Avec l’augmentation rapide de la numérisation des entreprises et des services publics au Canada, la sécurisation des projets numériques est devenue un enjeu crucial pour toutes les organisations. Voici quelques étapes clés et stratégies pour protéger vos projets numériques en 2024, tout en restant à jour avec les menaces actuelles et les meilleures pratiques en cybersécurité.

1.Intégrer la cybersécurité dès la conception (Security by Design)

Une des premières étapes pour sécuriser un projet numérique est d’intégrer la cybersécurité dès la phase de conception. Cela signifie penser à la sécurité à chaque étape du cycle de vie d’un projet, de la conception à la mise en œuvre. Cette méthode, connue sous le nom de Security by Design, est une pratique recommandée par le Centre canadien pour la cybersécurité, qui vise à réduire les vulnérabilités avant même que le produit ou service ne soit déployé.

La cybersécurité devient une partie intégrante de vos activités plus vous agrandissez, d’autant plus avec le renforcement de la loi 25.

Nous abordons beaucoup l’aspect de la cybersécurité, découvrez d’autres sujet en lien avec ce sujet ici.

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2.Mettre en place des mécanismes de contrôle d’accès stricts

La gestion des accès aux systèmes et aux données est cruciale pour éviter les intrusions non autorisées. Des technologies comme l’authentification multifacteur (MFA) doivent être mises en œuvre pour s’assurer que seules les personnes autorisées puissent accéder aux informations sensibles.

Cette stratégie a été mise en avant dans le cadre de la Stratégie nationale de cybersécurité du Canada pour renforcer la résilience des systèmes canadiens.

3.Protéger les données avec des solutions de chiffrement

Le chiffrement des données est une autre couche essentielle de protection. Que ce soit pour des données stockées sur des serveurs locaux ou sur le cloud, le chiffrement empêche les acteurs malveillants d’accéder aux informations en cas de fuite ou d’intrusion.

Au Canada, des initiatives comme le Cybersecure Canada recommandent l’utilisation de technologies de chiffrement pour toutes les entreprises gérant des données sensibles.

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Les 4 défis de la croissance pour les PME au Québec : quelles solutions concrètes ?

Le saviez-vous?

Selon Statistique Québec, en décembre 2023, le Québec comptait 957 025 entreprises, dont 29,1 % ont employé au moins une personne, et dont parmi elles 99,7 % étaient des PME employant entre 1 et 499 personnes.

Cependant, leur croissance est souvent entravée par plusieurs défis majeurs. On aborde avec vous lesquels :

1. Accès au financement

L’un des principaux défis pour les PME est l’accès au financement nécessaire à leur expansion. Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), les coûts d’emprunt ont augmenté de 50 % en 2023, rendant les prêts plus onéreux pour les petites entreprises.

Comment surmonter ce défi?
  • Programmes gouvernementaux : des initiatives comme celles d’Investissement Québec offrent des prêts et des garanties pour soutenir les PME.
  • Financement participatif : le recours au crowdfunding permet de mobiliser des fonds tout en testant l’intérêt du marché pour de nouveaux produits ou services.
  • La participation des institutions : l’apport et l’aide des institutions dans les fonds de financement participatifs.

2. Pénurie de main-d’œuvre qualifiée

La rareté de travailleurs compétents est un frein majeur à la croissance des PME. Les défis de recrutement ont conduit à une augmentation des charges salariales de 18 % en 2023.

Comment surmonter ce défi?
  • Formation continue : investir dans le développement des compétences des employés actuels peut combler les lacunes et améliorer la productivité.
  • Attraction de talents : offrir des conditions de travail flexibles et des avantages sociaux compétitifs peut rendre les PME plus attractives pour les candidats potentiels.

3. Adoption des technologies numériques

La transformation numérique est essentielle pour rester compétitif, mais de nombreuses PME hésitent en raison des coûts et de la complexité perçue.

Comment surmonter ce défi?
  • Subventions technologiques : des programmes gouvernementaux offrent des subventions pour l’adoption de technologies numériques. Tu peux par exemple réaliser ta transition numérique avec le soutien du gouvernement à travers le programme OTN.
  • Partenariats avec des startups technologiques : collaborer avec des entreprises innovantes peut faciliter l’intégration de nouvelles technologies.

4. Gestion des coûts opérationnels

L’augmentation des coûts, notamment en assurance (+30 %) et en énergie (+4 %),pèse sur les marges des PME.

  • Efficacité énergétique : investir dans des technologies éco-énergétiques peut réduire les coûts à long terme.
  • Négociation avec les fournisseurs : revoir les contrats et chercher des alternatives peut permettre des économies significatives.
  • L’utilisation des outils numériques : Procurify, Precoro et Tradogram, qui offrent des fonctionnalités de gestion des fournisseurs et des coûts alignées sur les besoins et les budgets des petites et moyennes entreprises.

Quoi en retirer?

Les défis auxquels sont confrontées les PME québécoises sont nombreux, mais des solutions existent. En tirant parti des programmes gouvernementaux, en investissant dans la formation et la technologie, et en adoptant des stratégies proactives, les PME peuvent non seulement surmonter ces obstacles, mais aussi prospérer dans un environnement économique en constante évolution.

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La personne la moins importante

En tant qu’entrepreneurs d’une PME, nous sommes souvent appelés à porter mille et un chapeaux pour naviguer dans les eaux troubles du monde des affaires.

Il est donc très important de s’entourer de personnes meilleures que nous dans une tâche spécifique pour permettre à l’entreprise de progresser.

Il y a toutefois un revers à la médaille à embaucher des personnes hautement qualifiées, souvent considérées comme des “régleurs de problèmes”. Ces individus, souvent clés dans de nombreuses entreprises, peuvent créer le problème de “menottes dorées” si l’entreprise devient dépendante d’eux. La clé pour surmonter ce défi réside dans la création de systèmes efficaces, permettant à une équipe qualifiée de produire des résultats extraordinaires, mais surtout prévisibles.

La question pour vous, entrepreneur, est : “comment mon organisation peut livrer systématiquement de la qualité et de la valeur à mes clients?”, plutôt que de lier cela à la personne qui s’en occupe ce jour-là. L’objectif est de rendre l’entreprise dépendante des systèmes plutôt que des individus.

Cette réalité devient encore plus présente lorsque l’entreprise passe du stade de startup (où sa valeur ajoutée est beaucoup dans les “unscalable little things” qui la différencie des grosses entreprises, tel qu’amené par Paul Graham), à une entreprise en croissance (où elle doit standardiser ses opérations pour générer des économies d’échelle et de l’efficacité).

Il est donc vital de construire une entreprise sur des systèmes plutôt que sur des personnes “à louer” (des employés qui donnent leur temps en échange d’une rémunération). Les systèmes peuvent être possédés, dupliqués, clonés, accélérés ou ralentis, offrant une prévisibilité que les personnes ne peuvent pas toujours garantir. Cependant les personnes sont cruciales pour donner vie aux systèmes. Ils sont, encore pour le moment, en symbiose d’une certaine façon.

Attention à ne pas tomber dans l’illusion des méthodes. Les listes de contrôle, des manuels d’employé et des courtes vidéos “Loom”, ne sont pas des processus ou des systèmes complets. L’absence de détails dans ces méthodes peut laisser place à des suppositions et à des interprétations, conduisant souvent à des incohérences massives et à des inefficacités au sein de l’équipe. On ne peut pas tout couvrir avec ses médiums et l’écart est comblé par les individus.

Au risque de me faire lancer des pierres, les grandes entreprises ne sont pas construites par des personnes extraordinaires, mais par des individus ordinaires accomplissant des choses extraordinaires grâce à des systèmes bien conçus. Les systèmes permettent de compenser les disparités naturelles entre les compétences, les expériences et les besoins d’une entreprise.

Le propriétaire typique d’une entreprise peut préférer des individus hautement qualifiés, pensant que cela rendra son travail plus facile. Cependant cette approche peut être imprévisible, dépendant du temps libre dont disposent ces individus exceptionnels pour compenser les membres moins idéaux de l’équipe. Cela conduit souvent l’entreprise à dépendre de l’énergie, des humeurs et de la mémoire de l’équipe.

Prendre conscience de ce paradigme est une première étape en tant qu’entrepreneur pour développer une entreprise dans laquelle il peut passer d’un “opérateur” à un “propriétaire”. La capacité à systématiser pour assurer une croissance durable de l’entreprise pour lui permettre de travailler sur son entreprise plutôt que dedans.

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La gestion du changement : clé de la réussite des projets

Réussir sa transformation numérique : l’humain au cœur de la gestion du changement

La gestion du changement est souvent présentée comme un élément incontournable pour garantir le succès des projets, en particulier dans un contexte de transformation numérique.

Cependant, il est essentiel d’examiner cette affirmation de manière critique. Bien que la gestion du changement puisse offrir des avantages indéniables, elle n’est pas une panacée et peut parfois être mal interprétée ou mal appliquée, entraînant des résultats mitigés.

Une approche souvent trop simpliste

L’importance d’une communication claire, de l’implication des parties prenantes et de la formation peut être vu comme assez simpliste, cependant c’est souvent ces facteurs qui font la différence !

Cependant, cette approche peut sembler simpliste face à la complexité des dynamiques organisationnelles. La réalité est que chaque organisation est unique, avec ses propres cultures, structures et défis. Une méthode standardisée de gestion du changement peut ne pas tenir compte des spécificités de chaque contexte, ce qui peut conduire à des échecs.

Par exemple la migration d’une documentation papier à une solution numérique tel qu’un outil ERP, est bien plus qu’une simple mise à jour technologique : c’est une transformation profonde qui touche les processus, les habitudes et même la culture d’entreprise.

Découvrez comment d’autres entreprises ont réussi leur transition numérique et transformé leurs processus.

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La résistance au changement : un phénomène sous-estimé

La résistance au changement est souvent évoquée comme un obstacle majeur, mais il est crucial de comprendre ses racines.

Les employés ne s’opposent pas toujours au changement par simple réticence ; souvent, ils expriment des préoccupations légitimes concernant la sécurité de leur emploi, la charge de travail accrue ou l’impact sur leur quotidien.

Ignorer ces préoccupations en se concentrant uniquement sur la communication et la formation peut aggraver la situation. Une approche plus nuancée, qui prend en compte les émotions et les motivations des employés, est nécessaire.

La formation : un remède parfois inadapté

La formation est souvent considérée comme une solution miracle pour préparer les employés aux nouvelles exigences. Cependant, il est essentiel de reconnaître que la formation seule ne suffit pas. Les employés peuvent acquérir de nouvelles compétences, mais cela ne garantit pas qu’ils seront motivés à les appliquer dans un environnement qui peut sembler hostile ou incertain.

De plus, la formation peut être perçue comme une charge supplémentaire, surtout si elle n’est pas alignée sur les besoins réels des employés.

Évaluation et ajustement : un processus négligé

Enfin, l’évaluation et l’ajustement des stratégies de gestion du changement sont souvent négligés. Les entreprises peuvent se concentrer sur la mise en œuvre initiale du changement sans prendre le temps d’analyser les résultats à long terme.

Cela peut conduire à des ajustements tardifs, voire à des échecs complets. Une culture d’apprentissage continu est essentielle pour s’assurer que les leçons tirées des expériences passées sont intégrées dans les futurs projets de changement.

La gestion du changement est sans aucun doute un élément important dans la réussite des projets, mais elle ne doit pas être considérée comme une solution universelle. Une approche critique et nuancée est nécessaire pour comprendre les défis et les opportunités qu’elle présente. En reconnaissant la complexité des dynamiques organisationnelles et en adoptant une perspective plus holistique, les entreprises peuvent mieux naviguer dans le paysage du changement et maximiser leurs chances de succès.

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