L’éléphant rattrapé par la souris

Un étudiant de l’Université McGill a développé un logiciel permettant de recharger la carte OPUS des transports en commun en ligne via un téléphone cellulaire, une fonctionnalité attendue depuis longtemps par les usagers des transports publics. Cependant, l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) a demandé au créateur de retirer le logiciel après son apparition sur GitHub, citant des préoccupations de cybersécurité et de potentiel de fraude.

L’étudiant, Alex Lai, a conçu un module permettant d’acheter des titres de transport en ligne via le site de la Société de transport de Montréal (STM) et de les transférer sans contact sur la carte OPUS à l’aide de la technologie NFC (Near Field Communication) des téléphones cellulaires. Cette approche moderne contraste avec la méthode désuète qui exigeait un lecteur de carte à puce bleue et un ordinateur pour transférer les titres de transport.

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L’ARTM a octroyé un contrat de 1,13 million de dollars à l’entreprise parisienne Spirtech pour développer une application similaire, avec la perspective de redevances sur les transactions. L’utilisation de la technologie NFC devrait augmenter considérablement le nombre de transactions, passant de 350 000 à potentiellement cinq à sept millions par an.

L’ARTM travaille également depuis un certain temps sur une solution sans contact, mais son déploiement n’est prévu qu’en 2024. Selon les documents d’appel d’offres et les sondages, les usagers désirent depuis longtemps une option d’achat de titres de transport via smartphone.

La sécurité de la technologie NFC utilisée pour les cartes OPUS ne semble pas être compromise, mais il existe un risque que des acteurs malveillants ajoutent des éléments de fraude à des versions modifiées du logiciel de Lai.

Comment envisagez-vous que l’adoption de solutions sans contact pour l’achat de titres de transport pourrait influencer votre entreprise ou votre secteur d’activité, en particulier en ce qui concerne les transactions mobiles et les opportunités de revenus ?

Source : La Presse (https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2023-08-22/recharge-de-la-carte-opus/un-etudiant-dame-le-pion-a-l-artm.php)

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Le poids géopolitique de la cybersécurité

Un article du journal Les Affaires a récemment attiré mon attention. Dans le cadre de mon travail avec MGP Conseils, j’assiste des PME avec des besoins technologiques stratégiques, mais quand même majoritairement opérationnels. La maîtrise du “terrain” est importante, mais il est bon parfois de prendre un peu d’altitude pour avoir une vue macro sur le sujet. Cet article est très intéressant à cet effet.

Les cyberattaques contribuent de plus en plus à la montée des conflits mondiaux comme moyen de guerre sans déclaration formelle. Le caractère intangible et souvent caché rend difficile les interceptions et les recours vers les fautifs.

Plusieurs pays, dont le Canada, renforcent leurs capacités de cyberdéfense, tandis que les objectifs des cyberopérations varient, englobant l’espionnage, l’économie, le sabotage et le financement. Le contexte entraîne des changements législatifs, comme les certificationspour les fournisseurs de services travaillant avec des gouvernements (ISACA, CerNexus, CWNP, etc.), et des lois sur la protection des cybersystèmes essentiels.

Sur le plan technologique, l’évolution de l’intelligence artificielle et son utilisation potentielle par les criminels, change complètement le paysage. La puissance, la rapidité et la portée des attaques sont multipliées exponentiellement et elles fragilisent des systèmes qu’on croyait solides telles que la blockchain et les cryptages de haut niveau.

En termes de tendances, l’article met en avant quatre points clés :

Tendance 1 – Les techniques de cyberguerre

Les cyberattaques deviennent accessibles aux criminels locaux, comme illustré par l’histoire de NotPetya. La cyberassurance va donc passer d’une dépense secondaire à une dépense essentielle pour les entreprises.

Tendance 2 – Cybercrime « as a service »

Le cybercrime devient un processus de chaîne, impliquant divers rôles, permettant aux amateurs de participer à des attaques complexes, compliquant ainsi les poursuites judiciaires. Une forme de démocratisation des cyberattaques où, selon l’expression anglaise “honor among thieves”, il existe une certaine déontologie. Comme le montre l’attaque par rançongiciel d’un hôpital pour enfant en décembre 2022 où LockBit, le franchiseur des attaquants, a immédiatement remis les clés de décryptage à l’institution et banni leur partenaire, car cela enfreignait leurs règles.

Tendance 3 – Cryptage, extorsion et législation

Les criminels menacent de publier des données plutôt que de simplement les chiffrer, incitant les entreprises à être vigilantes et à ne pas céder aux propositions d’ententes à l’amiable. On voit trop souvent dans les films d’action le policier qui accepte de poser son arme devant un malfaiteur et son otage. Dans la réalité, jamais cela ne se produit, car vous devenez vous-mêmes vulnérables et perdez votre levier dans la situation. En tant que PME, il faut donc être préparé à ce genre d’événement et avoir des contingences en cas d’attaques, car une très grande partie des victimes ne reçoivent jamais leurs données après avoir payé la rançon…

Tendance 4 – La protection de la vie privée, un différentiateur important

La sensibilisation à la vie privée augmente, avec une demande croissante de transparence quant à l’utilisation des données. Les entreprises non transparentes risquent des sanctions et des actions collectives. La loi 25 qui arrive à sa dernière échéance en septembre 2024 et le plus sévère Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l’Union européenne en sont de bons exemples. Je vois malheureusement beaucoup d’entreprises qui font encore l’autruche malgré les nombreuses ressources…

Tendance 5 – Tout le monde vend de la cybersécurité

En raison du risque généralisé de cyberattaques, la cybersécurité devient essentielle pour toutes les entreprises, conduisant à une prolifération d’offres; il faut être vigilant dans le choix des partenaires de cybersécurité.

L’ensemble de ces tendances reflète un paysage complexe où la sécurité numérique, les implications légales et la protection de la vie privée deviennent des préoccupations cruciales pour les individus et les entreprises. Le gouvernement a sa part du gâteau dans tout ça, mais les PME également. Elles doivent prendre des mesures concrètes et rester un minimum à l’affût des changements géopolitiques qui pourraient l’impacter.

Comment ces tendances pourraient-elles influencer les politiques gouvernementales en matière de cybersécurité?

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Quand un outil de communication d’entreprise devient une arme pour les cybercriminels

L’outil de communication Signal : entre communication sécurisée et usage potentiel par les cybercriminels

L’application Signal Messenger, reconnue pour son chiffrement de bout en bout, et s’est imposée comme un outil privilégié pour la confidentialité des communications. est principalement utilisé par des entreprises qui placent la confidentialité et la sécurité des données au cœur de leurs priorités.

Parmi elles, on trouve les cabinets d’avocats, qui utilisent l’application pour échanger des informations sensibles avec leurs clients, ou encore les entreprises technologiques, soucieuses de protéger leurs communications internes contre les cyberattaques.

Tandis qu’elle est adoptée par des entreprises et des particuliers soucieux de protéger leurs données, son utilisation suscite un débat : cette technologie favorise-t-elle uniquement des communications sécurisées ou peut-elle aussi faciliter des activités criminelles ?

Signal, un outil de confiance pour les entreprises

De nombreuses entreprises intègrent Signal dans leurs pratiques pour garantir la sécurité des informations sensibles. Avec des fonctionnalités comme les messages éphémères, le partage de fichiers cryptés ou les appels protégés, Signal offre une barrière efficace contre les fuites de données.

Un outils qui séduit

En outre, le modèle sans publicité ni collecte de données de Signal inspire confiance aux organisations soucieuses de leur éthique numérique.

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L’autre face de la médaille : l’exploitation par les cybercriminels

Cependant, l’application n’est pas exempte de critiques. Le chiffrement, bien que garantissant la vie privée, offre également un refuge pour les activités illégales. Les cybercriminels utilisent Signal pour dissimuler des échanges liés à des fraudes, du trafic de données ou des opérations malveillantes. Une enquête menée par Europol en 2023 a révélé que Signal était parfois utilisé pour coordonner des cyberattaques ou des crimes transnationaux.

Des incidents isolés ont été rapportés, notamment des tentatives de phishing promettant de faux gains, comme des iPhones, pour inciter les utilisateurs à divulguer des informations personnelles. De plus, des escroqueries liées à de fausses offres d’emploi ou des arnaques sentimentales ont également été observées sur Signal.

Faut-il pour autant boycotter cette application?

Signal incarne un paradoxe moderne. D’un côté, elle répond à un besoin croissant de confidentialité dans un monde où les données personnelles sont devenues une monnaie d’échange. De l’autre, elle met en lumière les défis liés à l’équilibre entre la protection de la vie privée et la sécurité publique.

Pour les entreprises

Signal est un atout pour sécuriser les échanges stratégiques. Cependant, son adoption nécessite une réflexion sur les politiques internes de gouvernance numérique et la formation des employés pour éviter les erreurs humaines.

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La question de la surveillance des plateformes chiffrées demeure sensible. Toute tentative d’accès aux données doit être soigneusement encadrée pour ne pas nuire à la confiance des utilisateurs légitimes.

Les entreprises devraient envisager Signal si leur priorité est une communication simple et sécurisée, sans collecte de données. Cependant, pour des environnements nécessitant des fonctionnalités plus étendues, ou une conformité stricte, d’autres outils pourraient être plus adaptés.

Pour des besoins plus complexes ou une conformité stricte, un simple outil peut ne pas suffire. Un diagnostic numérique permet de faire le point sur vos outils et vos pratiques, pour trouver des solutions adaptées à vos objectifs.

Envie d’y voir plus clair ?

Contactez-nous

Sources

Gruhier, C. (2021, 25 février). Application Signal : Non, vous n’avez pas gagné un iPhone ! UFC-Que Choisir. Consulté le 6 décembre 2024, à partir de https://www.quechoisir.org/actualite-application-signal-non-vous-n-avez-pas-gagne-un-iphone-n88698/

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L’impact de l’IA ces dernières années

L’intelligence artificielle (IA) a transformé le monde du travail de manière significative au cours des dernières années. En se basant sur des faits réels et des statistiques vérifiables, il est clair que l’IA n’est pas seulement une tendance passagère, mais une force motrice qui redéfinit les rôles, les compétences requises, et les processus dans divers secteurs.

Pourquoi l’IA est devenue indispensable en 2024?

Automatisation des tâches répétitives et monotones

L’une de ses meilleures qualité est le gain de temps sur les activités à valeur non ajoutées que nous n’avons plus à faire. En effet, son automatisation des tâches monotones et souvent sans valeurs ajoutée, amène un aspect positif qui a su séduire tout le monde.

Elle a permis aux travailleurs de se concentrer sur des tâches plus complexes et à plus forte valeur ajoutée. Par exemple, dans le secteur manufacturier, l’automatisation par l’IA a permis une réduction des coûts de production de 20 % à 30 % grâce à l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et à la réduction des erreurs humaines​, selon The Future Economy.

En 2021, un rapport de McKinsey estimait que d’ici 2030, environ 400 à 800 millions d’emplois pourraient être automatisés dans le monde​ !

Amélioration de la productivité

L’IA a également contribué à une augmentation notable de la productivité. Selon un rapport de PwC, l’IA pourrait contribuer à une hausse de 14 % du PIB mondial d’ici 2030, soit un apport d’environ 15,7 billions de dollars​. Cela est principalement dû à la capacité de l’IA à améliorer l’efficacité des processus, à fournir des analyses prédictives et à automatiser les décisions basées sur des données.

Transformation des compétences requises

Cependant, l’adoption de l’IA a également exigé un changement dans les compétences demandées sur le marché du travail. Que cela soit en restructuration organisation ou dans le recrutement l’IA nous laisse une trace imperméable.

Selon le Forum économique mondial, d’ici 2025, environ 85 millions d’emplois pourraient disparaître, mais 97 millions de nouveaux emplois pourraient être créés, principalement dans les domaines nécessitant des compétences en IA, en apprentissage automatique, et en gestion des données . Ce phénomène, souvent appelé “reskilling” ou “upskilling”, oblige les travailleurs à se former continuellement pour rester compétitifs sur le marché.

Impact sur le bien-être des employés

L’IA a également eu un impact sur le bien-être des employés. Par exemple, l’utilisation de chatbots et d’assistants virtuels pour gérer les tâches administratives a permis de réduire la charge de travail de nombreux employés, leur permettant ainsi de se concentrer sur des tâches plus créatives et gratifiantes.

Toutefois, il existe des préoccupations quant à la surveillance accrue des employés à l’aide d’algorithmes d’IA, ce qui peut conduire à une érosion de la vie privée et à une augmentation du stress .

Exemple dans le Secteur des Ressources Humaines

Dans le secteur des ressources humaines, l’IA est utilisée pour optimiser le recrutement, en analysant des milliers de CV en quelques secondes pour identifier les candidats les plus qualifiés. Selon un rapport de LinkedIn, 67 % des recruteurs affirment que l’IA les aide à économiser du temps lors de la présélection des candidats . Cependant, cette automatisation pose également des défis en matière de biais algorithmiques, ce qui pourrait entraîner une discrimination involontaire.

Quoi retenir de tout ça?

L’impact de l’IA sur le monde du travail est indéniable. Alors que l’IA continue d’évoluer, il est crucial pour les entreprises et les travailleurs de s’adapter en développant de nouvelles compétences et en réévaluant les processus de travail pour maximiser les avantages tout en minimisant les risques associés. L’avenir du travail sera indissociable de l’IA, rendant son intégration essentielle pour rester compétitif dans un monde en constante évolution.

Pour une exploration plus approfondie des impacts de l’IA dans divers secteurs, vous pouvez consulter les sources mentionnées dans cet article, telles que les rapports de McKinsey, PwC, et le Forum économique mondial.

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